Le Parlement européen a adopté le 22 octobre un rapport d’initiative législative qui pourrait freiner une partie de la déforestation en Amazonie et en Asie.

La déforestation causée par l’activité agricole se poursuit à un rythme alarmant, menaçant des forêts tropicales qui sont pourtant essentielles pour lutter contre le changement climatique. L’Union européenne porte sa part de responsabilité dans cette perte environnementale, car elle est l’un des principaux importateurs de plusieurs produits forestiers à risque.

Il n’existe actuellement aucune législation européenne interdisant la mise sur le marché européen de produits qui contribuent à la destruction des forêts en dehors de l’Union européenne. Par conséquent, les consommateurs européens ne savent pas si les produits qu’ils achètent contribuent à la déforestation.

C’est la raison pour laquelle le Parlement européen a adopté un rapport demandant à la Commission européenne de présenter un cadre juridique européen pour stopper la déforestation mondiale provoquée par l’UE. Les députés estiment en effet que les initiatives volontaires, la certification par des tiers et les labels n’ont pas permis de mettre un terme à la déforestation mondiale, et demandent à la Commission de présenter une législation européenne comportant des mesures contraignantes pour mettre un terme à la déforestation mondiale provoquée par l’UE et inverser la tendance.

A l’issue du vote, l’eurodéputée allemande Delara Burkhardt, la rapporteure et eurodéputée allemande Delara Burkhardt a déclaré : « Tout le monde s’accorde à dire que les mesures volontaires visant à stopper et à inverser la déforestation mondiale ont échoué. L’adoption de ce rapport nous donne l’occasion de créer un cadre fonctionnel et équitable, fondé sur une diligence raisonnable obligatoire. Il s’agit d’une nouvelle étape importante vers l’arrêt et l’inversion de la déforestation mondiale induite par l’UE ».

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