À l’occasion des deux ans de la présentation de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI), Bérangère Abba, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité, a présenté le 18 novembre dernier les avancées de la mise en œuvre de la SNDI.

Les avancées majeures relevées à l’occasion de ce comité de suivi tiennent en quatre axes :

  • Traçabilité : un mécanisme d’alerte permettra d’informer, de manière confidentielle, les entreprises au risque de déforestation associé à leurs approvisionnements à partir du croisement des données douanières d’importation et des données satellitaires.
  • Information du public : présentation de la version beta d’une plateforme publique d’information agrégeant les données sur l’impact global de nos importations sur les forêts dans le monde afin de favoriser une demande française de produits durables.
  • Politique d’achat public : annonce d’une politique « zéro déforestation » d’ici 2022, avec un guide des bonnes pratiques distribué à 130 000 acheteurs publics dans les ministères, les services déconcentrés de l’Etat et les collectivités territoriales.
  • Engagements des grandes entreprises : signature par huit distributeurs d’un manifeste pour lutter contre la déforestation liée au soja prévoyant l’ajout dès 2021 des clauses de non-déforestation dans leurs contrats sur toutes les filières d’approvisionnement. Une démarche similaire a été lancée par les entreprises membres du Syndicat du Chocolat.

Lire le compte rendu de la réunion du Comité de suivi de la SNDI sur le site du ministère de la Transition écologique : https://www.ecologie.gouv.fr/reunion-du-comite-suivi-sndi-nouvelles-avancees-en-termes-tracabilite-information-du-public-dachat

Dans son article "Zéro déforestation - Encore du chemin à parcourir", l'UFC-Que choisir alerte sur le fait que la déforestation se poursuit à grands pas : 11 millions d’hectares d’arbres disparaissent chaque année, coupés ou brûlés par l’homme, pour la plupart dans les pays tropicaux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

D’après l’UFC – Que choisir, qui mentionne les chiffres de la déforestation donnés par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’agriculture est à elle seule la cause de plus de 70 % des abattages, surtout dans les pays tropicaux. Le soja au Brésil est de loin la production la plus impactante, mais la moins visible. L’élevage bovin coûte lui aussi cher à l’Amazonie : deux millions d’hectares seraient ainsi coupés chaque année pour servir de pâturages.

Morceau choisi : “Parmi les autres cultures sources de déforestation, l’huile de palme des plantations d’Indonésie et de Malaisie part vers la filière agroalimentaire, les cosmétiques ou encore les agrocarburants. Les champs de canne d’Amérique latine et d’Afrique fournissent notre sucre et l’éthanol pour nos voitures, tandis que les plantations d’hévéa de Thaïlande ou d’Indonésie servent à fabriquer nos pneus. Nous sommes aussi gros consommateurs de café, cacao, thé, bananes… Enfin, les bois tropicaux fournissent notre bois d’œuvre pour la construction et la pâte à papier (2 % des surfaces déforestées).”

Interrogé par l’UFC-Que Choisir, Guillaume Lescuyer, chercheur au Cirad et membre du Comité Forêt, regrette que « les labels mettent généralement l’accent sur des critères comme la rémunération des producteurs ou la durabilité, mais [qu’ils soient] incomplets pour estimer la déforestation ou la dégradation du couvert forestier. Quelques micro-niches, comme certains cacaos bio, satisfont à peu près au zéro déforestation, mais pour le reste, on n’y est pas encore. »

Lire l’article dans son intégralité sur : https://www.quechoisir.org/actualite-zero-deforestation-encore-du-chemin-a-parcourir-n87091/

24.03.2021. "Les forêts tropicales humides constituent l'un des écosystèmes terrestres les plus importants de la planète. Mais de récentes études montrent qu'elles sont aujourd'hui en danger de disparition. En cause essentiellement : les activités humaines". Nathalie Mayer- Journaliste Futura Science-
Source Futura Science.com -

Deux études montrent en effet aujourd’hui que les forêts tropicales humides sont plus que jamais en danger. En cause essentiellement : les activités humaines.

Selon les travaux commandités par l’organisation non gouvernementale, Rainforest Foundation Norway, l’exploitation forestière et la conversion des terres — surtout à des fins agricoles — ont anéanti 34 % des forêts tropicales humides primaires. Elles en ont dégradé — partiellement détruites ou détruites puis remplacées par des forêts secondaires — 30 % de plus, les laissant plus vulnérables aux feux de forêt ou à de prochaines exploitations.

Une équipe de chercheurs français, de son côté, publie une cartographie inédite du couvert forestier tropical mondial. Basée sur trente ans de données satellites, elle figure avec une précision sans précédent, les perturbations de ce couvert depuis 1990. Une précision qui permet d’accéder aux causes de la déforestation et de la dégradation des forêts.

Nathalie Mayer- Journaliste Futura Science- Source Futura Science.com – 24.03.2021.

Pour en savoir plus :

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-chaque-seconde-equivalent-terrain-foot-foret-tropicale-humide-disparait-75880/

D'après une analyse réalisée par Rainforest Foundation Norway, les deux tiers de la couverture originelle des forêts tropicales humides de la planète dans le monde ont été détruits ou dégradés.

Traduction libre de l’anglais effectuée par le Secrétariat du CST Forêt (mai 2021).

Lien vers l’article original (source : Reuters, 08/03/2021) :  Two-thirds of tropical rainforest destroyed or degraded globally, NGO says

 

De nouvelles données révèlent que les êtres humains ont dégradé ou détruit environ les deux tiers de la couverture originelle des forêts tropicales humides de la planète, ce qui suscite l’inquiétude quant à la disparition rapide de ce tampon naturel, pourtant essentiel contre le changement climatique.

La perte de forêts est également un facteur important d’émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où la végétation dense des forêts tropicales représente le plus grand réservoir vivant de carbone.

Selon une analyse réalisée par l’organisation à but non lucratif Rainforest Foundation Norway, l’exploitation forestière et la conversion des terres, principalement à des fins agricoles, ont anéanti 34 % des forêts tropicales humides originelles et en ont dégradé 30 % de plus, les rendant plus vulnérables aux incendies et aux destructions futures.

Plus de la moitié de la destruction depuis 2002 a eu lieu en Amérique du Sud, en Amazonie et dans les forêts tropicales voisines.

Plus la forêt tropicale est détruite, plus l’impact du changement climatique est important, ce qui rend plus difficile encore la survie des forêts restantes, a déclaré Anders Krogh, auteur du rapport et chercheur en forêt tropicale.

“C’est un cycle terrifiant”, a commenté M. Krogh. Le total des pertes entre 2002 et 2019 était déjà plus important que la superficie de la France, a-t-il constaté.

Le taux de perte en 2019 correspondait à peu près au niveau annuel de destruction au cours des 20 dernières années, avec la valeur d’un terrain de football de la forêt disparaissant toutes les 6 secondes, selon un autre rapport récent du World Resources Institute.

L’Amazonie brésilienne a subi d’intenses pressions au cours des dernières décennies, car un boom agricole a poussé les agriculteurs et les spéculateurs fonciers à brûler des parcelles de terre pour le soja, le bœuf et d’autres cultures. Cette tendance s’est aggravée depuis 2019, lorsque le président de droite Jair Bolsonaro a pris ses fonctions et a commencé à affaiblir l’application des lois environnementales.

Mais l’Amazonie représente également le meilleur espoir de préserver ce qui reste de la forêt tropicale. L’Amazonie et ses voisines – la forêt du Delta de l’Orénoque et la forêt tropicale andine – représentent 73,5 % des forêts tropicales encore intactes, selon Krogh.

Le nouveau rapport “renforce le fait que le Brésil doit prendre soin de la forêt”, a déclaré Ane Alencar, géographe à l’Amazon Environmental Research Institute, qui n’a pas participé aux travaux. “Le Brésil possède la plus grande part de forêt tropicale au monde, et c’est aussi celui qui en perd le plus”.

Les îles d’Asie du Sud-Est, appartenant pour la plupart à l’Indonésie, se classent collectivement au deuxième rang en termes de destruction de forêts depuis 2002, une grande partie de ces forêts ayant été défrichée pour les plantations d’huile de palme.

L’Afrique centrale occupe la troisième place, la plupart des destructions étant concentrées autour du bassin du fleuve Congo, en raison de l’agriculture traditionnelle et commerciale ainsi que de l’exploitation forestière.

Les forêts définies dans le rapport comme étant dégradées ont été soit partiellement détruites, soit détruites et remplacées depuis par une croissance forestière secondaire, selon Rainforest Foundation Norway.

La définition donnée par ce rapport de ce qu’est une forêt intacte peut être considéré comme trop stricte, a averti Tasso Azevedo, coordinateur de l’initiative brésilienne de cartographie de la déforestation MapBiomas. L’analyse ne compte comme étant intactes que les régions d’au moins 500 km² (193 miles carrés), laissant de côté les zones plus petites qui peuvent ajouter à la couverture forestière vierge du monde, a-t-il déclaré.

M. Krogh a quant à lui expliqué que cette définition avait été choisie parce que les petites étendues sont exposées au risque de “l’effet de lisière”, c’est-à-dire que les arbres meurent plus vite et que la biodiversité est plus difficile à maintenir à la lisière de la forêt. Une forêt de 500 km² peut assurer pleinement la pérennité de son écosystème, a-t-il ajouté.

Consulter le graphique sur la disparition des forêts tropicales dans le monde

 

D'après une étude publiée dans la revue Nature, les espaces forestiers de cinq pays d'Afrique centrale sont exposés à la fois aux risques liés aux activités anthropiques et au changement climatique.

 

L’étude, coordonnée par le CIRAD et l’IRD et publiée dans la revue Nature le 21 avril dernier, révèle que les espaces forestiers de cinq pays d’Afrique centrale sont exposés à la fois aux risques liés aux activités anthropiques et au changement climatique.

Plusieurs chercheurs préconisent que des actions soient menées « au-delà des frontières nationales » pour la préservation des écosystèmes qui les composent. Afin d’aider à la mise en place des mesures de préservation, ces derniers ont réalisé une cartographie inédite de la vulnérabilité au changement climatique et aux pressions anthropiques à l’horizon 2085. Ces prévisions ont été faites en tenant compte des scénarios du Giec et de l’ONU. Les données et cartes de l’étude accessibles en ligne doivent notamment permettre de “guider le développement de plans d’utilisation des terres”.

Les chercheurs se sont basés sur des données répertoriant plus de six millions d’arbres répartis sur plus de 185 000 parcelles dans cinq pays : Cameroun, République centrafricaine, Gabon, Congo-Brazzaville et République démocratique du Congo (RDC).

Des fragilités très diverses ont été repérées par les scientifiques dans plusieurs lieux. “Les marges forestières du nord et du sud de la région, les forêts atlantiques et la plupart de celles de la République démocratique du Congo, pays qui englobe plus de la moitié des forêts d’Afrique centrale, comptent parmi les plus vulnérables », révèle Bonaventure Sonké, botaniste à l’Université de Yaoundé et co-auteur de l’étude (et par ailleurs membre du CST Forêt).

Des politiques territoriales spécifiques

Les observations qui figurent dans l’étude révèlent qu’il est essentiel que les politiques de préservation soient plurielles et adaptées aux spécificités de chaque territoire.

“Ces résultats doivent maintenant être utilisés, valorisés et appliqués afin d’élaborer des plans d’utilisation des terres qui préservent les caractéristiques des forêts tout en maintenant des connexions entre des zones protégées, grâce à des forêts de production de bois d’œuvre gérées durablement », précise Sylvie Gourlet-Fleury, écologue forestière au CIRAD et l’une des principales coordinatrices de l’étude (également membre du CST Forêt).

 

Lire la publication originale (en anglais) : www.nature.com/articles/s41586-021-03483-6

Sur le même sujet :
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/en-afrique-centrale-les-forets-tropicales-sont-menacees-92779/

https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-les-forets-tropicales-en-danger-22-04-2021-2423376_3826.php

 

L’ouvrage collectif « Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français » vient d’être publié par le CSTF.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de l’ouvrage collectif « Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français »   vient d’être publié, avec une préface de l’Ambassadeur à l’Environnement Yann Werlhing et un résumé exécutif de 4 pages. Ce texte est le résultat d’un des premiers chantiers collectifs du Comité Forêt, coordonné par Canopée et l’Iddri.

L’ouvrage, imprimé à 250 exemplaires, est disponible gratuitement en téléchargement sur le lien “Importer du soja sans contribuer à la déforestation”.

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, ce colloque abordera deux questions :

  1. De quelle définition des forêts a-t-on besoin pour lutter contre la déforestation importée ?
  2. Articulation entre politiques publiques et mécanismes privés pour la lutte contre la déforestation importée.

Gilles Kleitz y représentera l’AFD.

Vous pouvez télécharger l’annonce et le programme ici:  Colloque Zéro déforestation importée-5 juillet 2021 Montpellier

Lien d’inscription : https://forms.gle/BRSBaKrQD9zyeB759

Cette étude analyse la qualité des schémas de certification existants au regard de l'intégration de l'objectif zéro-déforestation dans la filière cacao. elle identifie les enjeux pour que les schémas existants qui intègrent déjà la critère de non- déforestation puissent contribuer plus efficacement à la réduction de le déforestation importée.

État des lieux sur la déforestation importée et les schémas de certification de l’objectif zéro-déforestation dans la filière cacao

Le premier rapport d’étude pour le CST Forêt  du Chantier 2  – Certification de la zéro déforestation est sorti. Il s’agit de l’état de lieux sur la déforestation importée et les schémas de certification de l’objectif zéro-déforestation pour la filière cacao.

 

 

Toutes les informations qui ont retenu l’attention du CST Forêt dernièrement…

Les forêts tropicales pourraient relâcher du carbone avec le réchauffement climatique

22/05/21 – Les forêts tropicales pourraient perdre leur rôle de réservoir majeur de carbone si la température diurne dépasse les 32°C, une situation qui toucherait près des trois quart de ces forêts si le réchauffement climatique atteint 2°C, selon une étude publiée le 21 mai dans Science.

A lire sur : https://www.geo.fr/environnement/les-forets-tropicales-pourraient-relacher-du-carbone-avec-le-rechauffement-climatique-200738

La forêt amazonienne brésilienne émet désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe

10/05/2021 – Pour la première fois, la forêt amazonienne au Brésil a émis plus de CO2 qu’elle n’en a absorbé ces dix dernières années, selon une étude publiée dans Nature Climate Change début mai. Les chercheurs ont observé que la dégradation des forêts (petits feux de forêt, coupe sélective, etc.) a un impact encore plus important que la déforestation.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe-149788.html

Lire l’article original sur : https://www.nature.com/articles/s41558-021-01026-5

Brésil : déforestation record en avril en Amazonie

07/05/2021 – Le président brésilien, Jair Bolsonaro, s’est engagé à éliminer d’ici à 2030 la déforestation illégale. Une promesse qui semble bien mal engagée. Près de 580 km² de forêt ont été déboisés en Amazonie brésilienne en avril, un record pour ce mois, selon des données officielles publiées le 7 mai qui jettent le doute sur l’engagement du président Jair Bolsonaro à réduire la déforestation.

A lire sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/bresil-deforestation-record-en-avril-en-amazonie_4615283.html

Déforestation importée : agir de la voiture à l’assiette

06/05/2021 – L’Union européenne a sa part de respon­sabilité dans la déforestation tropicale via ses importations de produits agricoles en provenance ­d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est. Selon une étude de la Commission européenne de 2013, les consommateurs européens sont ainsi à l’origine de 10 % de la déforestation mondiale et de 39 % de la « déforestation importée », c’est-à-dire imputable aux échanges internationaux.

A lire sur : https://www.alternatives-economiques.fr/deforestation-importee-agir-de-voiture-a-lassiette/00098793

« Restaurer ne consiste pas nécessairement à reconstituer des forêts originelles »

05/05/2021 – Alors que les Nations unies lancent, le 5 juin, la décennie de la restauration des écosystèmes, l’écologue Plinio Sist appelle, dans une tribune au « Monde », à ce que les programmes de reforestation prennent aussi en compte la composante humaine. Converties en terres agricoles, en pâturages ou en plantations industrielles, les forêts tropicales, au cours de ces trente dernières années, ont disparu à un rythme moyen d’environ 13 millions d’hectares par an. La dégradation forestière constitue une autre menace tout aussi importante que la déforestation.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/05/restaurer-ne-consiste-pas-necessairement-a-reconstituer-des-forets-originelles_6079139_3232.html

2021, année décisive pour la protection et la restauration des forêts mondiales ?

21/04/2021 – La publication fin mars 2021 du bilan des déforestations pour l’année 2020 par le World Resources Institute est alarmante. Selon ce document, la perte de couvert forestier concerne tout particulièrement les forêts tropicales, où la perte atteint les 12,2 millions d’ha, dont 4,2 millions de forêts humides primaires – c’est 12 % de plus qu’en 2019 et ceci malgré le ralentissement de l’économie mondiale imposé par la pandémie.

A lire sur : https://theconversation.com/2021-annee-decisive-pour-la-protection-et-la-restauration-des-forets-mondiales-159152

Lien pour le rapport WRI : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse

 

L’Union européenne, deuxième importateur mondial de déforestation tropicale derrière la Chine et devant les Etats-Unis, selon la dernière étude du WWF

14/04/2021 – En 2017, l’Union européenne est le deuxième plus grand importateur de matières premières liées à la déforestation et à l’origine de 16 % de la déforestation associée au commerce international. Elle se place ainsi après la Chine (24 %) mais devant l’Inde (9 %), les États-Unis (7 %) et le Japon (5 %). Au total, entre 2005 et 2017, les importations de l’Union européenne ont provoqué la déforestation de 3,5 millions d’hectares, soit la superficie de 5 millions de terrains de football. Ces importations ont représenté 1 807 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut à 40 % des émissions annuelles globales de l’Union européenne.

Lire le communiqué de presse dans sa totalité sur:  https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/union-europeenne-deuxieme-importateur-mondial-de-deforestation-tropicale

Dégradation des forêts dans le monde : voici son estimation, la plus précise en 30 ans

11/03/2021 – Une étude internationale révèle l’ampleur de la dégradation des forêts tropicales ces trente dernières années avec une précision inégalée.

A lire sur : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/etat-d-urgence-pour-les-forets_152486

Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète

01/03/2021 – Dans un rapport rendu public le 13  janvier 2021, l’ONG WWF alerte sur l’étendue des fronts de la déforestation au niveau de la planète.  « Malgré les traités internationaux et les engagements pris par de grandes entreprises, la perte de forêts n’a pas été stoppée ni encore moins inversée », affirme l’ONG WWF. Dans son rapport, l’ONG recense et analyse les vingt-quatre principaux fronts dans trente pays.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/13/les-fronts-de-la-deforestation-se-multiplient-sur-la-planete_6066037_3244.html

Déforestation importée : lancement d’une plateforme d’observation et de lutte

21/01/21- le 20 janvier, une plateforme d’observation et de lutte contre la déforestation importée a été lancé par la Secrétaire d’État chargée de la biodiversité, Bérangère Abba. L’objectif est de « mieux informer les consommateurs sur les produits qui portent un risque de déforestation importée et sur l’engagement des grandes entreprises de la distribution dans ce domaine ». Et notamment sur les produits qui présentent un risque élevé : huile de palme, soja, cacao, caoutchouc naturel, bœuf, bois…

A lire sur : https://www.actu-environnement.com/ae/news/lutte-deforestation-importee-soja-caco-consommation-36916.php4

La déforestation importée en partenariat avec le Comité français de l’IUCN

13/01/21 – Mathieu Vidard, animateur de l’émission “La terre au carré” sur France Inter s’est penchée sur la question de la déforestation importée, aux côtés de Nicolas Salaün, chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de Sabrina Krief, primatologue et professeure au Museum national d’Histoire naturelle.

Une émission à (ré)écouter sur : https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-janvier-2021

Le gouvernement français confirme son opposition à l’accord UE-Mercosur

21/09/20 – A la remise du rapport d’experts le 18 septembre 2020, le Premier ministre a réaffirmé que la France s’opposait à cet accord “en l’état”. Les organisations professionnelles demande une nouvelle fois le rejet de cet accord.

A lire sur : https://www.reussir.fr/bovins-viande/le-gouvernement-confirme-son-opposition-laccord-ue-mercosur

L’accord UE-Mercosur risque d’accélérer la déforestation, selon les experts

17/09/20 – La commission formée par l’ancien premier ministre Edouard Philippe a rendu des conclusions sévères quant à l’accord de libre-échange signé en 2019 entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/17/l-accord-ue-mercosur-risque-d-accelerer-la-deforestation-selon-les-experts_6052604_3244.html

Incendies en Amazonie : Greenpeace condamne l’inaction et le silence d’Emmanuel Macron

10/09/20 – Greenpeace et ses militants rappellent la responsabilité de la France et de l’élevage industriel dans la déforestation au Brésil et dans ces incendies : « Soja importé = Forêts brulées », « Elevage industriel = déforestation ».

A lire sur : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/action-incendies-en-amazonie-greenpeace-condamne-linaction-et-le-silence-demmanuel-macron/

[La mondialisation dans l’assiette] Le soja décime massivement les forêts brésiliennes

13/08/20 – Environ un cinquième du soja importé du Brésil en Europe provient de la déforestation illégale. De par sa teneur en protéines élevée et sa valeur énergétique, le soja est extrêmement plébiscité pour nourrir les volailles et le porc, si bien qu’il se retrouve dans de nombreux produits que nous consommons au quotidien. C’est ainsi le soja qui pèse le plus lourd dans l’empreinte forêt des Français.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/la-mondialisation-dans-l-assiette-le-soja-present-partout-dans-nos-assiettes-decime-massivement-les-forets-148829.html

Le 17 septembre dernier, le Comité scientifique et technique Forêt a présenté à la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba, et au comité de suivi de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) sa première publication.

Il s’agit d’un rapport provisoire, rédigé par Sylvain Angerand et Boris Patrentreger, qui porte sur les travaux réalisés dans le cadre du chantier « Impacts de la SNDI : le cas du soja au Brésil », initié dans le cadre du Comité Forêt et coordonné par Canopée.

La déforestation de l’Amazonie brésilienne s’est amplifiée depuis 2016, en raison notamment de l’extension de l’élevage et des cultures de soja. La perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur fait planer sur cet espace de nouvelles menaces. Le rapport, intitulé « Mettre fin aux importations de soja issu de la conversion d’écosystèmes naturels d’Amérique du Sud – Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français » dresse plusieurs recommandations concrètes pour parvenir à endiguer ce phénomène.

Celles-ci font suite à une étude sur la dynamique du soja au Brésil, une étude préliminaire sur les certifications liées au soja et à une série d’ateliers organisés entre janvier et mai 2020, qui ont réuni plus d’une quarantaine d’acteurs (entreprises, ONG, chercheurs, représentants des ministères ou d’organisations professionnelles, etc.). Ensemble, ils ont identifié les outils et méthodes qui existent afin de réduire les impacts des importations de soja sur la déforestation au Brésil et ont élaboré un mécanisme d’analyse du risque pour concentrer les efforts sur les zones les plus à risque. « Notre conclusion est que les solutions techniques permettant de réduire les impacts des importations de soja sur la conversion ou de déforestation au Brésil existent et ne demandent qu’un signal politique clair pour être mises en œuvre : l’introduction de critères environnementaux dans les règles commerciales est une piste mais va nécessiter plusieurs années de discussion. Or, face à l’urgence climatique, nous ne disposons pas de ce temps », alertent les deux auteurs.

Le rapport sera bientôt disponible sous sa forme définitive, en format papier et en téléchargement.

Télécharger le rapport provisoire

Consulter la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée