L'appel à manifestation d'intérêt "Peuples autochtones" a été publié le 31 mars. Nous avons reçu six manifestations d'intérêt qui seront examinées prochainement par le comité de pilotage du CST Forêt.

L’appel à manifestation d’intérêt « Peuples autochtones » a été publié le 31 mars. Nous avons reçu six manifestations d’intérêt qui seront examinées prochainement par le comité de pilotage du CST Forêt.

Nous aurons le plaisir de vous accueillir physiquement ou virtuellement à notre prochaine rencontre du 26 janvier 2022 de 14h à17h

Première réunion en format mixte distanciel et présentiel

AFD, salle « Jacques Alliot ». RdC du bâtiment Barthes.
5, rue Roland Barthes. PARIS 12.

Cette réunion sera consacrée à un bilan de la contribution des travaux du CST, achevés, en cours ou à venir à la SNDI. Elle sera aussi l’occasion de vous mobiliser sur d’autres sujets que la SNDI que le CST est intéressé à explorer !

Vous trouverez ci-dessous l’ordre du jour de cette réunion :

  1. Revue des réalisations du CSTF et présentation de la programmation 2022 : quelles ambitions pour le CST Forêt au-delà de la SNDI ?
    • Sujets déjà identifiés : GT Cacao / Restauration forestière / Biomasse-énergie
    • Lancement d’un AMI : Quelle place pour les communautés locales et peuples autochtones dans les stratégies forestières ?
  2. Quelle place pour les certifications produits dans la stratégie de mise en œuvre de la SNDI ? Cirad
  3. Quelle opérationnalisation du mécanisme de gestion du risque de déforestation associé aux importations de soja ? Canopée / Duralim / CGDD
  4. Une définition opérationnelle des forêts pour le suivi de la déforestation : une ambition pour la SNDI ? Cirad
  5. Le référentiel empreinte forêt France : quelles finalités ? / Envol Vert

(l’ordre des séquences est susceptible d’évoluer en fonction des contraintes de certains intervenants)

Au plaisir de vous accueillir prochainement, en vous espérant nombreux pour cette première réunion de 2022!.

Les mesures sanitaires en vigueur nous obligeant à établir une liste de participants en présentiel, merci de nous indiquer si vous serez parmi nous physiquement ou non. La salle prévue est suffisamment grande pour accueillir une trentaine de personnes en respectant les mesures barrières.

Le pass vaccinal est néanmoins requis pour entrer dans les locaux de l’AFD

Toutes les informations qui ont retenu l’attention du CST Forêt dernièrement…

La Commission européenne propose d’interdire l’importation de produits contribuant à la déforestation

Perrine Mouterde.

18/11/2021. Le texte, présenté mercredi, concerne le bœuf, le bois, l’huile de palme, le soja, le café et le cacao. L’Union européenne est le deuxième destructeur au monde de forêts tropicales avec ses importations.

« Eviter que les citoyens français, italiens ou polonais ne participent, en buvant leur café ou en mangeant un steak, à détruire des forêts tropicales à l’autre bout de la planète – souvent à leur insu. Tel est l’objectif du projet législatif qu’a présenté, mercredi 17 novembre, la Commission européenne »

A lire sur: https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/17/la-commission-europeenne-propose-d-interdire-l-importation-de-produits-contribuant-a-la-deforestation_6102468_3244.html

COP26 : « Il convient de mettre en place une tarification carbone redistributive »

Christian de Perthuis. Professeur à l’université Paris-Dauphine, chaire Economie du climat

09/11/2021. Par son ampleur, l’envolée récente des prix énergétiques n’a qu’un seul précédent : le choc pétrolier de 1973. Elle intervient alors que s’engage la transition énergétique devant nous libérer de l’addiction aux énergies fossiles. Elle envoie un triple signal à la COP de Glasgow. « Pour accélérer la sortie de l’économie des fossiles il faut tirer les bonnes leçons de l’envolée des prix énergétiques, notamment en menant une politique de sobriété dans les pays riches et de redistribution à l’égard des pays pauvres ».

A lire sur: COP26 : « Il convient de mettre en place une tarification carbone redistributive » (lemonde.fr)

COP 26 : Le Pérou signe la déclaration sur les forêts et l’utilisation des terres

Par Guillaume Flor.

09/11/2021. Au côté des dirigeants de 127 pays réunis à la COP26 de Glasgow, le Pérou s’est inscrit dans cet engagement international pour stopper la déforestation et promouvoir la gestion durable des terres.

Plus de 100 dirigeants mondiaux participant au Sommet mondial sur le climat (COP 26) qui se déroule dans la ville de Glasgow, en Écosse, ont signé le lundi 2 novembre la « Déclaration de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres », pour arrêter la déforestation et promouvoir la conservation, la protection, gestion durable et restauration des forêts et autres écosystèmes terrestres.

A lire sur: COP 26 : Le Pérou signe la déclaration sur les forêts et l’utilisation des terres | lepetitjournal.com

COP26 : l’expansion agricole est responsable de près de 90% de la déforestation dans le monde (FAO)

08/11/2021. L’expansion agricole est responsable de près de 90% de la déforestation dans le monde, ce qui représente un impact bien supérieur à ce qui était estimé jusqu’ici, a averti la FAO à l’occasion de la publication aujourd’hui des premiers résultats de sa nouvelle prospection mondiale par télédétection.

Lire sur:  https://news.un.org/fr/story/2021/11/1108082

Pour le climat, les dirigeants mondiaux s’attaquent au méthane et protègent les forêts

GLASGOW (AFP) 02/11/2021. Préserver les forêts et réduire les rejets de méthane: les dirigeants mondiaux sont venus au secours du climat mardi à la COP26 avec deux accords majeurs ambitionnant de contenir les très nocifs gaz à effet de serre.

Avec en ligne de mire un réchauffement de la planète limité à +1,5°C, les dirigeants de la planète sont sous pression pour en faire davantage contre le dérèglement climatique, lors de la conférence climatique de l’ONU prévue sur deux semaines à Glasgow (Ecosse).

– 27 terrains de foot par minute –

Les forêts reculent actuellement au « rythme alarmant » de 27 terrains de football chaque minute, selon la présidence britannique de la COP26. Et d’après l’ONG Global Forest Watch, la déforestation dans le monde a accéléré ces dernières années.

A lire sur: https://www.courrierinternational.com/depeche/cop26-pekin-et-moscou-repliquent-aux-critiques-de-washington-sur-le-changement-climatique.afp.com.20211102.doc.9qv4jg.xml

La Commission européenne a présenté, le 17 novembre 2021, son projet de texte législatif (règlement) visant à bannir la déforestation importée dans les filières bœuf, bois, huile de palme, soja, cacao et café.

A l’origine de 16% de la déforestation associée au commerce international en 2021, l’UE est en effet le deuxième plus grand importateur de matières premières liées à la déforestation. Le texte (dont l’adoption est attendue en 2023) propose de proportionner les diligences auxquelles seront soumis les importateurs à une évaluation du risque pays. Les ONG saluent sa soumission mais en pointent les lacunes : non-inclusion de certaines filières, insuffisance des milieux naturels pris en compte, absence de mention des droits humains. Vous retrouverez aussi l’analyse critique de l’un de nos membres, Alain Karsenty, pointant les enjeux de date butoir, de définition des forêts, de prise en compte de la dégradation et de risque-pays (plutôt que de s’appuyer sur des certifications zéro-déforestation).

La proposition de texte, les annexes et les documents de travail de la Commission sont accessibles à partir du lien suivant : https://ec.europa.eu/environment/publications/proposal-regulation-deforestation-free-products_en

Le communiqué de presse du WWF : https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/proposition-de-loi-europeenne-sur-la-deforestation-un-bon-depart-mais-des-lacunes-a-combler

L’analyse critique par Alain Karsenty (Cirad), 18 novembre 2021.

Lors de la COP26, plus de 100 pays se sont engagés à protéger les forêts afin de préserver les "puits de carbone" qu'elles représentent. Certains pays vont plus loin : ils défendent des programmes de reforestation. Planter de nouvelles forêts peut-il aider à atténuer le changement climatique ?

COP26, dernière chance pour la planète ?.

« Et si nous pouvions retirer un peu plus de CO2 de l’air tout en émettant moins ? C’est avec ce concept que la « capture carbone » s’est invitée dans les débats de la COP26. Récupérer et séquestrer le CO2 grâce à des usines — pour le stocker dans le sol — est depuis peu envisagé, mais une solution parfaitement « naturelle » reste plus efficace. La solution de séquestration du CO2 la plus connue est celle les forêts, qui jouent un rôle primordial dans la régulation du climat ».

Séquestration de CO2 et reforestation : pas si simple

Toutes les forêts n’ont pas les même capacités. Ce sont les forêts tropicales qui absorbent le plus de CO2. Les chercheurs estiment que sur les trois zones principales de forêts tropicales,  en Asie du sud-est, en Amérique du Sud et dans le bassin du Congo en Afrique centrale, seule la zone du bassin du Congo constituait encore un important puits de carbone.

Préserver les forêts et améliorer l’albédo des sols

L’équilibre des forêts est fragile et peut être facilement rompu par les plantations de nouvelles essences à croissance rapide comme les eucalyptus ou les pins, souvent utilisées pour leur capacité à stocker très vite du carbone. Ces essences peuvent en effet poser des problèmes pour la biodiversité et causer un assèchement des sols, ce que les chercheurs du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ont déjà vérifié et pointé du doigt.

Les chercheurs du CIRAD estiment par ailleurs que « les modèles du Giec intègrent le stockage de carbone et les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour évaluer les changements de pratiques ou d’usages des sols » mais que « ces effets, dits biogéochimiques ne sont pas les seuls à peser dans la balance climatique. » …

Les chercheurs semblent donc plutôt enclins — dans le cas de la capture CO2 par les forêts — à conserver et protéger ces forêts plutôt que de pratiquer la reforestation ou l’afforestation massives — c’est à dire la plantation d’arbres sur des sites sans forêts ».

Lire l’article complet sur la série d’articles de TV5 Monde (Pascal Hérard) à propos de la COP 26, sur: https://information.tv5monde.com/info/cop26-la-reforestation-pour-capturer-le-co2-une-solution-limitee-pour-le-climat-431127

La fin du charbon?
Pour la première fois, le texte final d'une conférence climat évoque une diminution de l'usage du charbon. Mais les engagements restent insuffisants pour enrayer la crise climatique. Les États se sont donnés un an pour relever leurs objectifs climatiques.

15/11/2021. Philippe Collet. Actu-Environnement.com.

Samedi 13 novembre, la COP 26 de Glasgow (Écosse) s’est achevée avec l’adoption du Pacte de Glasgow pour le climat et de décisions techniques permettant la mise en œuvre des dispositions de l’Accord de Paris concernant les marchés du carbone et la transparence.

Revenir dans un an avec de nouveaux objectifs

L’une des principales avancées actées en Écosse est la décision prise d’arriver à la COP 27 de Charm El-Cheikh (Egypte) avec de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les États sont ainsi invités à présenter des engagements alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris trois ans avant 2025, la date initialement prévue

Lire sur: COP 26 : des avancées symboliques, mais une ambition globale insuffisante (actu-environnement.com)

ONU Info L'actualité mondiale.
02/11/2021. Une promesse essentielle de sauver et de restaurer les forêts de notre planète a été officiellement annoncée le deuxième jour du sommet des dirigeants mondiaux de la COP26.

 Cette promesse s’accompagne d’une longue liste d’engagements de la part d’acteurs des secteurs public et privé pour lutter contre le changement climatique, enrayer la destruction de la biodiversité et la faim, et protéger les droits des populations autochtones.

Quel est le contenu de la déclaration ?

Dans la déclaration, les dirigeants promettent de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration, ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.

Le texte note également l’autonomisation des communautés locales, y compris les peuples autochtones, qui résultent souvent négativement affectés par l’exploitation et la dégradation des forêts.

Réaction des dirigeants autochtones

« Nous chercherons des preuves concrètes d’une transformation de la manière dont les fonds sont investis. Si 80 % de ce qui est proposé est destiné à soutenir les droits fonciers et les propositions des communautés indigènes et locales, nous verrons un renversement spectaculaire de la tendance actuelle qui détruit nos ressources naturelles », a déclaré Tuntiak Katak, Vice-coordinateur de la Coordination des organisations indigènes du bassin de l’Amazone (COICA).

Nous sommes prêts à agir, et nous allons travailler ensemble, nous ne nous noierons pas… Nous voyageons tous dans le même canoë du bassin fluvial »

Source : site ONU https://news.un.org/fr/story/2021/11/1107632

Un des résultats du Chantier "Définitions et outils de suivi de la déforestation importée" est la production collective d'une Note de politique disponible dans le 1er. numéro de Notes de Politique du Comité Forêt

Définir la forêt pour mieux lutter contre la déforestation importée 

Définir les termes « forêt », « déforestation » et « dégradation des forêts », est un préalable incontournable dans la conception et la mise en œuvre de toute stratégie visant à éliminer la déforestation importée. Cette définition doit s’adapter à la diversité des contextes écologiques rencontrés, et aux outils de suivi disponibles

Préparée par :  Richard Eba’a Atyi (CIFOR), Sylvie Gourlet-Fleury (CIRAD), Richard Sufo (Université Le Mans), Frederic Amiel (IDDRI), Philippe Guizol (CIRAD), Pierre Couteron (IRD),

Cette Note de Politique – la première produite par le CST-Forêt –  est le produit final du premier chantier lancé par le CST et co-animé par le CIFOR, le CIRAD et l’IRD.

Elle analyse les différentes définitions de la forêt, les outils de suivi disponibles, et leurs  conséquences sur la mesure de la déforestation importée.

Ses principales recommandations :

  • L’harmonisation de la définition des forêts  à l’échelle mondiale, en proposant des seuils adaptés aux zones écologiques est une priorité.
  • La définition de la déforestation basée sur la couverture végétale (land cover) devrait être adopté par tous les pays
  • En matière de suivi de la déforestation, s’appuyer simultanément sur des approches déployable rapidement et mondialement, tout en améliorant des techniques de suivi satellitaire plus pointues pour certaines commodités
  • Adopter le concept de déforestation brute est justifié, sans négliger les incitations aux efforts de reboisements ou de réhabilitation des écosystèmes.
  • Limiter la déforestation légale pose des questions de respect de la souveraineté des États pour limiter cette déforestation et s’orienter vers une agriculture « zéro-déforestation brute.

Cette étude avait pour objectif premier d’analyser la perception des acteurs sur la pertinence d’un tel méta-label et sur sa faisabilité. Il est cependant rapidement apparu que le méta-label ne représentait qu’une des démarches envisageables pour opérationnaliser la SNDI. Le rapport passe en revue les principales approches mobilisables pour établir à terme un système d’importation en France des produits agricoles et forestiers sans déforestation.

Rapport pour le CST Forêt (Chantier 2)

Quelles options pour un système d’importation des produits agricoles et forestiers sans déforestation en France ?

Guillaume Lescuyer, Adrien Testé (CIRAD)

Il s’agit d’un document de travail  qui a présenté lors de la réunion webinaire des résultats du travail  du chantier Certification. Le document a été diffusé en interne auprès du COPIL et des membres du Comité Forêt.

Cette étude analyse dans une perspective historique et socio-politique les causes de l’expansion du soja en Amérique du Sud, et ses conséquences sur la déforestation.

Un deuxième rapport produit dans le cadre du chantier collectif du CST Forêt :  « Mission d’étude sur les impacts économiques sociaux et  environnementaux de la SNDI – Etude de cas soja Brésil »  et coordonnée par  le groupement Canopée Forêts Vivantes / IDDRI, vient d’être publié sur le site internet du Comité.

Dans le cadre de l’étude sur l’historique de la déforestation liée au soja et à l’élevage, le consortium a fait appel à deux experts brésiliens en tant que consultants :

 Arnaldo Carneiro Filho, Professeur à l’Institut de recherche pour l’Amazonie à Manaus. Il s’agit de l’un des spécialistes les plus reconnus de l’analyse géographique et du suivi des dynamiques de déforestation en Amazonie et au Brésil. Il conseille depuis de nombreuses années les institutions gouvernementales aussi bien que les ONGs

Mariana Bombo Perozzi Gameiro, sociologue spécialiste des stratégies environnementales de filières au Brésil. Elle est notamment spécialisée dans l’analyse du développement des agro-industries et leurs stratégies de valorisation sur les marchés internationaux.