need many more for the future stability of our planet.

"La restauration de la nature n’est pas un luxe pour les bons moments – c’est un investissement vital dans un avenir durable. Nous espérons que les exemples et les réussites présentés ici en inspireront beaucoup d’autres, car nous en aurons besoin de beaucoup plus pour la stabilité future de notre planète".

Titre en français: Restaurer la nature Dans l’intérêt des personnes, de la nature et du climat

En 2020, l’UE a adopté une nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 définissant un ensemble complet d’engagements et d’actions visant à remettre la biodiversité européenne sur la voie du rétablissement d’ici 2030. La stratégie invite la Commission à présenter une proposition d’objectifs juridiquement contraignants de l’UE en matière de restauration de la nature afin de combler les lacunes du cadre réglementaire existant et de promouvoir la restauration des écosystèmes dégradés et riches en carbone. Cela donnera également un coup de pouce majeur à l’autre défi environnemental majeur de l’Europe, celui de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique ainsi que de la prévention des catastrophes.

Publication de l’UE, disponible uniquement en anglais:

European Commission, Directorate-General for Environment, Restoring nature : for the benefit of people, nature and the climate, Publications Office of the European Union, 2022, https://data.europa.eu/doi/10.2779/439286

Le Global Witness investigation publie une nouvelle enquête, Rubbed out: Comment les importations et le financement européens du caoutchouc ont entraîné la destruction des forêts critiques pour le climat en Afrique de l’Ouest et du Centre

L’enquête révèle que les plantations industrielles de caoutchouc en Afrique de l’Ouest et du Centre ont été liées à une zone de déforestation tropicale 16 fois plus grande que Bruxelles depuis 2000, ce qui en fait le principal moteur européen de la déforestation dans la région.

Les plantations industrielles d’hévéa en Afrique de l’Ouest et du Centre représentent près de 520 km2 de déforestation depuis 2000 – une superficie 16 fois plus grande que Bruxelles – suggèrent une nouvelle analyse de Global Witness.

Le rapport montre que l’UE importe plus de 30% de tout le caoutchouc expédié par les principaux producteurs africains, ce qui représente 12 fois plus que ses importations d’huile de palme de la même région. La demande augmente également : l’industrie a augmenté de 9 % en 2021 et devrait augmenter d’un tiers d’ici 2030.

Presque toutes les plantations d’hévéas où Global Witness a découvert la déforestation appartiennent à trois sociétés internationales: Olam, Halcyon Agri et Socfin.    Halycon Agri et Socfin approvisionnent tous les géants européens du pneu, dont Michelin et Continental.

  • Le caoutchouc, et non l’huile de palme, semble être la plus grande menace pour les forêts tropicales critiques pour le climat de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les importations de caoutchouc de l’UE en provenance des principaux producteurs africains valent plus de 12 fois plus que ses importations d’huile de palme de la région.
  • Les communautés forestières de la région sont confrontées à une pression croissante sur les terres et les moyens de subsistance en raison des plantations d’hévéas, dont certaines auraient été établies sans leur consentement.Dans certains cas, la répression violente des manifestations communautaires contre les entreprises de caoutchouc par les services de sécurité locaux a été signalée.
  • L’expansion des plantations d’hévéa dans la région alimente également la pauvreté et l’insécurité pour les communautés, qui perdent l’accès à la terre sur laquelle cultiver ou chasser. Les groupes autochtones ont été particulièrement touchés : au Cameroun, des membres de la communauté ont rapporté comment des membres des groupes autochtones Baka ont été forcés de quitter les terres qui les soutenaient sans avertissement ni relogement, lors du développement d’une plantation d’hévéas de 11 600 hectares.
  • Presque toutes les plantations liées à la déforestation ne sont actuellement détenues que par trois multinationales qui, ensemble, ont conclu des accords d’une valeur de plusieurs milliards d’euros avec des banques européennes telles que Rabobank, BNP Paribas, Deutsche Bank et Barclays.*

L’article complet sur le lien: https://www.globalwitness.org/documents/20367/Rubbed_Out_-_June_2022.pdf

 

*Traduit de l’anglais par le Secrétariat CST Forêt

Étude d’un outil de diagnostic des risques pour améliorer la durabilité de la filière du caoutchouc naturel

Cette étude a été réalisée par le CIRAD sur l’initiative Rubberway appuyée par Michelin et Continental. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un processus de certification à proprement parler, son objectif est d’améliorer les performances sociales et environnementales de la filière caoutchouc, y compris sur la lutte contre la déforestation.

Cette recherche a également bénéficié d’un co-financement du CST Forêt de l’AFD, qui était intéressé à mieux comprendre les potentialités de cette approche, compte tenu du fait que la certification du caoutchouc était encore peu avancée au niveau international.

Rubberway – Rapport v1.0 160622

Rubberway – Report EN – v1.5

La Commission européenne a présenté, le 17 novembre 2021, son projet de texte législatif (règlement) visant à bannir la déforestation importée dans les filières bœuf, bois, huile de palme, soja, cacao et café.

A l’origine de 16% de la déforestation associée au commerce international en 2021, l’UE est en effet le deuxième plus grand importateur de matières premières liées à la déforestation. Le texte (dont l’adoption est attendue en 2023) propose de proportionner les diligences auxquelles seront soumis les importateurs à une évaluation du risque pays. Les ONG saluent sa soumission mais en pointent les lacunes : non-inclusion de certaines filières, insuffisance des milieux naturels pris en compte, absence de mention des droits humains. Vous retrouverez aussi l’analyse critique de l’un de nos membres, Alain Karsenty, pointant les enjeux de date butoir, de définition des forêts, de prise en compte de la dégradation et de risque-pays (plutôt que de s’appuyer sur des certifications zéro-déforestation).

La proposition de texte, les annexes et les documents de travail de la Commission sont accessibles à partir du lien suivant : https://ec.europa.eu/environment/publications/proposal-regulation-deforestation-free-products_en

Le communiqué de presse du WWF : https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/proposition-de-loi-europeenne-sur-la-deforestation-un-bon-depart-mais-des-lacunes-a-combler

L’analyse critique par Alain Karsenty (Cirad), 18 novembre 2021.

Lors de la COP26, plus de 100 pays se sont engagés à protéger les forêts afin de préserver les "puits de carbone" qu'elles représentent. Certains pays vont plus loin : ils défendent des programmes de reforestation. Planter de nouvelles forêts peut-il aider à atténuer le changement climatique ?

COP26, dernière chance pour la planète ?.

« Et si nous pouvions retirer un peu plus de CO2 de l’air tout en émettant moins ? C’est avec ce concept que la « capture carbone » s’est invitée dans les débats de la COP26. Récupérer et séquestrer le CO2 grâce à des usines — pour le stocker dans le sol — est depuis peu envisagé, mais une solution parfaitement « naturelle » reste plus efficace. La solution de séquestration du CO2 la plus connue est celle les forêts, qui jouent un rôle primordial dans la régulation du climat ».

Séquestration de CO2 et reforestation : pas si simple

Toutes les forêts n’ont pas les même capacités. Ce sont les forêts tropicales qui absorbent le plus de CO2. Les chercheurs estiment que sur les trois zones principales de forêts tropicales,  en Asie du sud-est, en Amérique du Sud et dans le bassin du Congo en Afrique centrale, seule la zone du bassin du Congo constituait encore un important puits de carbone.

Préserver les forêts et améliorer l’albédo des sols

L’équilibre des forêts est fragile et peut être facilement rompu par les plantations de nouvelles essences à croissance rapide comme les eucalyptus ou les pins, souvent utilisées pour leur capacité à stocker très vite du carbone. Ces essences peuvent en effet poser des problèmes pour la biodiversité et causer un assèchement des sols, ce que les chercheurs du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ont déjà vérifié et pointé du doigt.

Les chercheurs du CIRAD estiment par ailleurs que « les modèles du Giec intègrent le stockage de carbone et les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour évaluer les changements de pratiques ou d’usages des sols » mais que « ces effets, dits biogéochimiques ne sont pas les seuls à peser dans la balance climatique. » …

Les chercheurs semblent donc plutôt enclins — dans le cas de la capture CO2 par les forêts — à conserver et protéger ces forêts plutôt que de pratiquer la reforestation ou l’afforestation massives — c’est à dire la plantation d’arbres sur des sites sans forêts ».

Lire l’article complet sur la série d’articles de TV5 Monde (Pascal Hérard) à propos de la COP 26, sur: https://information.tv5monde.com/info/cop26-la-reforestation-pour-capturer-le-co2-une-solution-limitee-pour-le-climat-431127

La fin du charbon?
Pour la première fois, le texte final d'une conférence climat évoque une diminution de l'usage du charbon. Mais les engagements restent insuffisants pour enrayer la crise climatique. Les États se sont donnés un an pour relever leurs objectifs climatiques.

15/11/2021. Philippe Collet. Actu-Environnement.com.

Samedi 13 novembre, la COP 26 de Glasgow (Écosse) s’est achevée avec l’adoption du Pacte de Glasgow pour le climat et de décisions techniques permettant la mise en œuvre des dispositions de l’Accord de Paris concernant les marchés du carbone et la transparence.

Revenir dans un an avec de nouveaux objectifs

L’une des principales avancées actées en Écosse est la décision prise d’arriver à la COP 27 de Charm El-Cheikh (Egypte) avec de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les États sont ainsi invités à présenter des engagements alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris trois ans avant 2025, la date initialement prévue

Lire sur: COP 26 : des avancées symboliques, mais une ambition globale insuffisante (actu-environnement.com)

ONU Info L'actualité mondiale.
02/11/2021. Une promesse essentielle de sauver et de restaurer les forêts de notre planète a été officiellement annoncée le deuxième jour du sommet des dirigeants mondiaux de la COP26.

 Cette promesse s’accompagne d’une longue liste d’engagements de la part d’acteurs des secteurs public et privé pour lutter contre le changement climatique, enrayer la destruction de la biodiversité et la faim, et protéger les droits des populations autochtones.

Quel est le contenu de la déclaration ?

Dans la déclaration, les dirigeants promettent de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration, ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.

Le texte note également l’autonomisation des communautés locales, y compris les peuples autochtones, qui résultent souvent négativement affectés par l’exploitation et la dégradation des forêts.

Réaction des dirigeants autochtones

« Nous chercherons des preuves concrètes d’une transformation de la manière dont les fonds sont investis. Si 80 % de ce qui est proposé est destiné à soutenir les droits fonciers et les propositions des communautés indigènes et locales, nous verrons un renversement spectaculaire de la tendance actuelle qui détruit nos ressources naturelles », a déclaré Tuntiak Katak, Vice-coordinateur de la Coordination des organisations indigènes du bassin de l’Amazone (COICA).

Nous sommes prêts à agir, et nous allons travailler ensemble, nous ne nous noierons pas… Nous voyageons tous dans le même canoë du bassin fluvial »

Source : site ONU https://news.un.org/fr/story/2021/11/1107632

The Forest Pulse s’appuie sur les données et analyses les plus récentes pour révéler les dernières tendances en matière de déforestation tropicale.
Les dernières nouvelles sur les forêts du monde
• Combien de forêts ont été perdues en 2020?
• Comment se portent les forêts en 2021 ?

La destruction primaire de la forêt tropicale a augmenté de 12 % de 2019 à 2020

By Mikaela Weisse and Elizabeth Goldman

  • Les tropiques ont perdu 12,2 millions d’hectares de couvert forestier en 2020, selon de nouvelles données de l’Université du Maryland et disponibles sur Global Forest Watch.

Cette section de Forest Pulse utilise des données de perte de couvert forestier mises à jour chaque année pour fournir un aperçu complet des endroits où les forêts ont été perdues dans le monde. Les mises à jour annuelles sont publiées vers le premier trimestre de chaque année et couvrent les tendances de l’année précédente.

Les dernières nouvelles sur les forêts du monde

  • Combien de forêts ont été perdues en 2020?

Cette section de Forest Pulse utilise des données de perte de couvert forestier mises à jour chaque année pour fournir un aperçu complet des endroits où les forêts ont été perdues dans le monde. Les mises à jour annuelles sont publiées vers le premier trimestre de chaque année et couvrent les tendances de l’année précédente.

  • Comment se portent les forêts en 2021 ?

Notre dernière évaluation montre que la perte de forêts primaires tropicales ne semble pas décélérer ou s’accélérer par rapport à 2020. Bon nombre des pertes en cours dans des pays comme le Brésil et la République démocratique du Congo continuent de suivre des tendances similaires à celles de l’année dernière, tandis que l’Indonésie semble continuer à connaître des taux relativement faibles de perte de forêts primaires.  Pour en savoir plus, consultez la section Forest Pulse de la Revue mondiale des forêts de l’WRI.

Une traduction par les soins du  CSTF;  à lire l’article original sur le site « The World Ressources Institute, Global Forest Review » : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse#how-are-forests-faring-in-2021

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, ce colloque abordera deux questions :

  1. De quelle définition des forêts a-t-on besoin pour lutter contre la déforestation importée ?
  2. Articulation entre politiques publiques et mécanismes privés pour la lutte contre la déforestation importée.

Gilles Kleitz y représentera l’AFD.

Vous pouvez télécharger l’annonce et le programme ici:  Colloque Zéro déforestation importée-5 juillet 2021 Montpellier

Lien d’inscription : https://forms.gle/BRSBaKrQD9zyeB759

D'après une étude publiée dans la revue Nature, les espaces forestiers de cinq pays d'Afrique centrale sont exposés à la fois aux risques liés aux activités anthropiques et au changement climatique.

 

L’étude, coordonnée par le CIRAD et l’IRD et publiée dans la revue Nature le 21 avril dernier, révèle que les espaces forestiers de cinq pays d’Afrique centrale sont exposés à la fois aux risques liés aux activités anthropiques et au changement climatique.

Plusieurs chercheurs préconisent que des actions soient menées « au-delà des frontières nationales » pour la préservation des écosystèmes qui les composent. Afin d’aider à la mise en place des mesures de préservation, ces derniers ont réalisé une cartographie inédite de la vulnérabilité au changement climatique et aux pressions anthropiques à l’horizon 2085. Ces prévisions ont été faites en tenant compte des scénarios du Giec et de l’ONU. Les données et cartes de l’étude accessibles en ligne doivent notamment permettre de « guider le développement de plans d’utilisation des terres ».

Les chercheurs se sont basés sur des données répertoriant plus de six millions d’arbres répartis sur plus de 185 000 parcelles dans cinq pays : Cameroun, République centrafricaine, Gabon, Congo-Brazzaville et République démocratique du Congo (RDC).

Des fragilités très diverses ont été repérées par les scientifiques dans plusieurs lieux. « Les marges forestières du nord et du sud de la région, les forêts atlantiques et la plupart de celles de la République démocratique du Congo, pays qui englobe plus de la moitié des forêts d’Afrique centrale, comptent parmi les plus vulnérables », révèle Bonaventure Sonké, botaniste à l’Université de Yaoundé et co-auteur de l’étude (et par ailleurs membre du CST Forêt).

Des politiques territoriales spécifiques

Les observations qui figurent dans l’étude révèlent qu’il est essentiel que les politiques de préservation soient plurielles et adaptées aux spécificités de chaque territoire.

« Ces résultats doivent maintenant être utilisés, valorisés et appliqués afin d’élaborer des plans d’utilisation des terres qui préservent les caractéristiques des forêts tout en maintenant des connexions entre des zones protégées, grâce à des forêts de production de bois d’œuvre gérées durablement », précise Sylvie Gourlet-Fleury, écologue forestière au CIRAD et l’une des principales coordinatrices de l’étude (également membre du CST Forêt).

 

Lire la publication originale (en anglais) : www.nature.com/articles/s41586-021-03483-6

Sur le même sujet :
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/en-afrique-centrale-les-forets-tropicales-sont-menacees-92779/

https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-les-forets-tropicales-en-danger-22-04-2021-2423376_3826.php