Alain Karsenty, Cirad et Nicolas Picard, Inrae, dans leur article publié par The Conversation.com avancent des réflexions sur les pistes à explorer pour freiner la déforestation importée

30.06.2021. La France importe 20 % de son alimentation et cette part est croissante. Parmi ces produits agricoles figurent des denrées – huile de palme, bœuf, cacao, café, soja… – responsables de déforestation dans les pays qui les produisent ; c’est ce que l’on appelle la déforestation importée.

Sur les 10 millions d’hectares de forêts perdus chaque année, un peu moins des deux tiers peuvent être attribués à l’expansion agricole de manière univoque, est liée au commerce international. En luttant contre la déforestation importée, il est donc possible de lutter significativement contre la déforestation.

Effets du choix d’un seuil sur les perceptions de la déforestation et de la dégradation. Adapté de High Carbon Stock Approach, Author provided

Les auteurs de l’article sur The conversation.com Alain Karsenty, Cirad, Nicolas Picard, pour l’ Inrae, introduisent le concept de dégradation des forêts; ils font la distinction entre la déforestation légale et illégale en s’appuyant sur le règlement bois de l’Union européenne (RBUE). Sur les principes de ce règlement, ils rappellent le sens de la diligence raisonnée, et défendent l’idée d’introduire un différentiel fiscal entre les productions zéro-déforestation et les autres comme solution possible pour financer des aides pour soutenir les pratiques durables chez les petits producteurs.

Lire l’article complet sur: https://theconversation.com/quelles-pistes-pour-freiner-la-deforestation-importee-163304

Les auteurs sont également membres du CSTF:

  • Alain Karsenty- Économiste de l’environnement, directeur de recherches, enseignant à AgroParisTech et consultant international, Cirad
  •   Nicolas Picard- Directeur du GIP ECOFOR, chercheur en sciences forestières, Inrae

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