Le 27 mars 2017, la loi sur le devoir de vigilance est promulguée. Unique au monde, cette loi a une ambition claire : imposer aux grandes entreprises françaises une obligation de vigilance et les contraindre à répondre devant la justice française des violations aux droits humains et des atteintes graves à l’environnement résultant des activités de leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants à travers le monde.

En l’absence de suivi de cette loi, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa, avec l’aide de la coopérative Datactivist, ont mis en place en juin 2019 un outil citoyen de suivi de la loi : le radar du devoir de vigilance.

Le radar du devoir de vigilance – Identifier les entreprises soumises à la loi (édition 2020), CCFD-Terre Solidaire & Sherpa, juin 2020, 12 p.

Lire le rapport méthodologique : http://www.gip-ecofor.org/wp-content/uploads/2020/09/Echos47.pdf

Dans son article "Zéro déforestation- Encore un chemin à parcourir" publié le 09/01/2021,   "UFC- Que choisir "assure que la déforestation se poursuit à grands pas : 11 millions d’hectares d’arbres disparaissent chaque année, coupés ou brûlés par l’homme, pour la plupart dans les pays tropicaux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine – dont plus de 4 millions pour la seule Amazonie.

Le grand public s’intéresse à la consommation responsable des français.

Zéro déforestation- Encore un chemin à parcourir

UFC – Que choisir mentionne les chiffres de la déforestation donnés par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) selon lequel l’agriculture est à elle seule la cause de plus de 70 % des abattages,  surtout dans les pays tropicaux. Le soja  au Brésil est de loin la production la plus impactante, mais la moins visible. L’élevage bovin, lui aussi, coûte cher à l’Amazonie : deux millions d’hectares seraient coupés chaque année pour servir de pâturages…”

…”L’huile de palme des plantations d’Indonésie et de Malaisie part vers la filière agroalimentaire, les cosmétiques ou encore les agrocarburants. …les plantations d’hévéa de Thaïlande ou d’Indonésie servent à fabriquer nos pneus. Nous sommes aussi gros consommateurs de café, cacao, thé, banane ….Enfin, les bois tropicaux fournissent notre bois d’œuvre pour la construction et la pâte à papier (2 % des surfaces déforestées)”.

Ces cinq filières, ainsi que le bœuf sont en ligne de mire de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI), lancée en 2018 par le gouvernement (2). L’une des ambitions affichées est d’atteindre « zéro déforestation importée » en 2022 pour les achats publics. Difficile d’y croire !.

Guillaume Lescuyer ( Cirad) s’exprime en tant que chercheur  en regrettant que les schémas de certification existants ont incomplets et qu’il y un long chemin à parcourir pour estimer la déforestation ou la dégradation du couvert forestier à travers des labels pas assez ciblés”.

 

 

 

Les actualités de la presse qui ont retenu notre attention

Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète

01.03. 2021. Dans un rapport rendu public le 13  janvier 2021 l’ONG WWF alerte sur étendu des fronts de la déforestation au niveau de la planète.  « Malgré les traités internationaux et les engagements pris par de grandes entreprises, la perte de forêts n’a pas été stoppée ni encore moins inversée », affirme l’ONG WWF. dans son rapport l’ONG recense et analyse les vingt-quatre principaux fronts dans trente pays.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/13/les-fronts-de-la-deforestation-se-multiplient-sur-la-planete_6066037_3244.html

Déforestation importée : lancement d’une plateforme d’observation et de lutte

21.01.21- le 20 janvier, une plateforme d’observation et de lutte contre la déforestation importée. a été lancé par la Secrétaire d’État chargée de la biodiversité, Bérangère Abba. L’objectif est de « mieux informer les consommateurs sur les produits qui portent un risque de déforestation importée et sur l’engagement des grandes entreprises de la distribution dans ce domaine ». Et notamment sur les produits qui présentent un risque élevé : huile de palme, soja, cacao, caoutchouc naturel, bœuf, bois…

A lire sur: https://www.actu-environnement.com/ae/news/lutte-deforestation-importee-soja-caco-consommation-36916.php4

La déforestation importée en partenariat avec le Comité français de l’IUCN

13.01.21 – Mathieu Vidard, animateur de l’émission “La terre au carré” sur France Inter s’est penchée sur la question de la déforestation importée, aux côtés de Nicolas Salaün, chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de Sabrina Krief, primatologue et professeure au Museum national d’Histoire naturelle.

Une émission à (ré)écouter sur : https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-janvier-2021