Vous trouverez ici une vue d'ensemble du programme de travail du Comité Forêt établi en 2019, la présentation de la gouvernance du CST Forêt, ainsi que le contenu opérationnel des propositions sur les chantiers en cours en 2019.

Cette seconde réunion du Comité scientifique et technique Forêt, organisée en septembre 2019, avait pour objectifs :

  • D’avoir une vue d’ensemble du programme de travail du Comité Forêt.
  • De faire un point d’information sur les travaux depuis la précédente réunion (mai 2019).
  • De présenter la gouvernance des activités du Comité Forêt, ainsi que les modalités d’articulation des travaux du Comité de suivi de la SNDI et du Comité Forêt.
  • D’examiner le contenu opérationnel des propositions méthodologiques pour les chantiers :

– Etude « Définitions & Outils de suivi de la déforestation importée ».

– Chantier « Certification de l’objectif zéro-déforestation à l’échelle des filières et des bassins
d’approvisionnement ».

– Mini-chantier (Journées thématiques) « Impacts de la SNDI à partir du cas du soja au Brésil.

  • De s’accorder sur l’identité visuelle du Comité Forêt et sur sa base de données.
  • De présenter les prochaines étapes du Comité Forêt.

Vous trouverez  en pièces jointes: le CR de cette réunion de septembre, ainsi que les annexes concernant la présentation  de méthodologies  pour les 3 chantiers de la période 2019-2021.

La réunion du 13 octobre 2020 a permis de faire un point d'étape de l’état d’avancement du chantier "Certification de l'objectif zéro déforestation".

La réunion “Certification” du 13 octobre 2020

Cette rencontre, qui s’est tenue sous la forme d’un webinaire avec plus de 69 participants, a porté sur les résultats et avancements du chantier 2 « Certification de l’objectif zéro déforestation » menée par le CIRAD. Les animateurs ont fait part de l’état d’avancement de ce chantier et des sous-chantiers par filière en rappelant les différentes étapes de ce travail, en présentant les questionnaires sur les standards de certification, et en dévoilant les premiers résultats ainsi que les perspectives pour la création d’un méta-label.

Le Cirad a présenté la synthèse des performances des différents standards de certification pour chacune des six filières à l’étude. Chacun de ces standards a été analysé et noté, sur la base des critères de la SNDI : environnementaux, sociaux et d’application de la certification. Les standards susceptibles de respecter les exigences de la SNDI ont été analysés : le RSPO pour l’huile de palme ; PEFC et FSC pour le bois ; RTRS, ProTerra pour le soja ; Rainforest Alliance, FairTrade pour le cacao. L’hévéa et le bœuf ont été écartés de la suite de l’étude, car trop éloignés de ces exigences.

Un processus pour améliorer la conformité des standards aux exigences de la SNDI a été proposé. Des questionnaires anonymes en ligne sont été envoyés et des entretiens ont été menés pour chacune des quatre filières retenues.

Les versions en ligne de 6 rapports par filière (huile de palme, soja, cacao, bois, bœuf, hévéa) ont été révisées à la lumière des commentaires/suggestions faites par les membres du CST Forêt. Le bilan global de la prise en compte des exigences de la SNDI dans les standards de durabilité a également été présenté.

Lors de la réunion du 23 juin 2020, le chantier consacré à la certification de l’objectif zéro-déforestation à l’échelle des filières ciblées par la SNDI (huile de palme, soja, cacao, bois, bœuf, hévéa) a présenté au CST Forêt les six rapports de la revue de la littérature par filière. Les versions en ligne  de ces rapports par filière ont été révisées à la lumière des commentaires/suggestions faites par les membres du CST Forêt ; des commentaires ont également été ajoutés par le Copil et le Secrétariat du Comité.

Les six études filières seront publiées en tant que « rapports d’études » après validation par le Copil. Le premier rapport à être publié sera celui sur le cacao, suivi par le rapport sur le soja.

Bilan global de la prise en compte des exigences de la SNDI dans les standards de durabilité

Les six revues de littérature ont permis d’analyser comment les principaux standards de durabilité dans les six filières répondent aux exigences retenues dans la SNDI. Les justifications de cette estimation sont données dans les tableaux suivants pour chacun des standards (voir bilan d’étape en pièce jointe).

Orientations pour la suite de la réflexion sur les certifications « zéro déforestation » par filière

Des standards de durabilité paraissant compatibles avec les critères de la SNDI ont été identifiés dans quatre filières : huile de palme, bois, cacao, soja.

Une attention spécifique sera accordée à la filière soja, aux interactions possibles entre les standards de certification, et à la gestion du risque géographique lié aux zones de production, qui est la démarche proposée dans le cadre du chantier 3 du CST Forêt.

L’ouvrage collectif "Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français" vient d’être publié.

L’ouvrage collectif « Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français »   vient d’être publié, avec une préface de l’Ambassadeur à l’Environnement Yann Werlhing et un résumé exécutif de 4 pages. Ce texte est le résultat d’un des premiers chantiers collectifs du Comité Forêt, coordonné par Canopée et l’Iddri.

L’Ambassadeur à l’Environnement, Mr Yann Wehrling, signe la préface de l’ouvrage en saluant le dynamisme et le professionnalisme des animateurs de ce chantier, ainsi que tous ceux qui y ont contribué, par leur participation aux ateliers, leurs commentaires et leur partage d’informations et de données. Il conclut : “Mettre fin aux importations de soja issu de la conversion d’écosystèmes d’Amérique du Sud est donc un enjeu central des politiques de lutte contre la déforestation, ce qui explique que le premier chantier de déclinaison opérationnelle de la SNDI ait été réalisé sur cette commodité. Son objectif était de mettre en place un système d’analyse du risque lié aux importations de soja, permettant à terme d’y remédier.”

L’ouvrage, imprimé à 250 exemplaires, est disponible gratuitement en téléchargement.

La réunion du 16 juin 2020 a été consacrée à la restitution des deux études sur les impacts de la mise en œuvre de la SNDI autour de la construction d’un mécanisme de gestion du risque associé aux importations de soja du Brésil.

Réunion de restitution du 16 juin 2020

Le chantier sur les impacts de la déforestation a proposé de travailler sur un cas pratique pour évaluer si le Comité Forêt était en mesure de formuler des propositions opérationnelles pour le suivi de l’origine de l’importation du soja provenant d’Amérique Latine, et du Brésil en particulier.

Canopée et l’IDDRI ont mis en place un dispositif de dialogue avec des opérateurs de la filière, pour identifier les types de mécanismes susceptibles d’être mis en place pour atténuer le risque de déforestation sur les produits importés, notamment sur le marché français. En parallèle, une étude réalisée par une équipe de chercheurs brésiliens s’est concentrée sur le contexte socio-économique.

Ce travail a mis en exergue la dynamique créée par l’Association Canopée pour construire un dialogue avec les opérateurs ; ce qui a par la suite permis de formuler des recommandations.

L’ouvrage collectif « Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français » vient d’être publié par le CSTF.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de l’ouvrage collectif « Importer du soja sans contribuer à la déforestation. Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français »   vient d’être publié, avec une préface de l’Ambassadeur à l’Environnement Yann Werlhing et un résumé exécutif de 4 pages. Ce texte est le résultat d’un des premiers chantiers collectifs du Comité Forêt, coordonné par Canopée et l’Iddri.

L’ouvrage, imprimé à 250 exemplaires, est disponible gratuitement en téléchargement sur le lien “Importer du soja sans contribuer à la déforestation”.

Toutes les informations qui ont retenu l’attention du CST Forêt dernièrement…

Les forêts tropicales pourraient relâcher du carbone avec le réchauffement climatique

22/05/21 – Les forêts tropicales pourraient perdre leur rôle de réservoir majeur de carbone si la température diurne dépasse les 32°C, une situation qui toucherait près des trois quart de ces forêts si le réchauffement climatique atteint 2°C, selon une étude publiée le 21 mai dans Science.

A lire sur : https://www.geo.fr/environnement/les-forets-tropicales-pourraient-relacher-du-carbone-avec-le-rechauffement-climatique-200738

La forêt amazonienne brésilienne émet désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe

10/05/2021 – Pour la première fois, la forêt amazonienne au Brésil a émis plus de CO2 qu’elle n’en a absorbé ces dix dernières années, selon une étude publiée dans Nature Climate Change début mai. Les chercheurs ont observé que la dégradation des forêts (petits feux de forêt, coupe sélective, etc.) a un impact encore plus important que la déforestation.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe-149788.html

Lire l’article original sur : https://www.nature.com/articles/s41558-021-01026-5

Brésil : déforestation record en avril en Amazonie

07/05/2021 – Le président brésilien, Jair Bolsonaro, s’est engagé à éliminer d’ici à 2030 la déforestation illégale. Une promesse qui semble bien mal engagée. Près de 580 km² de forêt ont été déboisés en Amazonie brésilienne en avril, un record pour ce mois, selon des données officielles publiées le 7 mai qui jettent le doute sur l’engagement du président Jair Bolsonaro à réduire la déforestation.

A lire sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/bresil-deforestation-record-en-avril-en-amazonie_4615283.html

Déforestation importée : agir de la voiture à l’assiette

06/05/2021 – L’Union européenne a sa part de respon­sabilité dans la déforestation tropicale via ses importations de produits agricoles en provenance ­d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est. Selon une étude de la Commission européenne de 2013, les consommateurs européens sont ainsi à l’origine de 10 % de la déforestation mondiale et de 39 % de la « déforestation importée », c’est-à-dire imputable aux échanges internationaux.

A lire sur : https://www.alternatives-economiques.fr/deforestation-importee-agir-de-voiture-a-lassiette/00098793

« Restaurer ne consiste pas nécessairement à reconstituer des forêts originelles »

05/05/2021 – Alors que les Nations unies lancent, le 5 juin, la décennie de la restauration des écosystèmes, l’écologue Plinio Sist appelle, dans une tribune au « Monde », à ce que les programmes de reforestation prennent aussi en compte la composante humaine. Converties en terres agricoles, en pâturages ou en plantations industrielles, les forêts tropicales, au cours de ces trente dernières années, ont disparu à un rythme moyen d’environ 13 millions d’hectares par an. La dégradation forestière constitue une autre menace tout aussi importante que la déforestation.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/05/restaurer-ne-consiste-pas-necessairement-a-reconstituer-des-forets-originelles_6079139_3232.html

2021, année décisive pour la protection et la restauration des forêts mondiales ?

21/04/2021 – La publication fin mars 2021 du bilan des déforestations pour l’année 2020 par le World Resources Institute est alarmante. Selon ce document, la perte de couvert forestier concerne tout particulièrement les forêts tropicales, où la perte atteint les 12,2 millions d’ha, dont 4,2 millions de forêts humides primaires – c’est 12 % de plus qu’en 2019 et ceci malgré le ralentissement de l’économie mondiale imposé par la pandémie.

A lire sur : https://theconversation.com/2021-annee-decisive-pour-la-protection-et-la-restauration-des-forets-mondiales-159152

Lien pour le rapport WRI : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse

 

L’Union européenne, deuxième importateur mondial de déforestation tropicale derrière la Chine et devant les Etats-Unis, selon la dernière étude du WWF

14/04/2021 – En 2017, l’Union européenne est le deuxième plus grand importateur de matières premières liées à la déforestation et à l’origine de 16 % de la déforestation associée au commerce international. Elle se place ainsi après la Chine (24 %) mais devant l’Inde (9 %), les États-Unis (7 %) et le Japon (5 %). Au total, entre 2005 et 2017, les importations de l’Union européenne ont provoqué la déforestation de 3,5 millions d’hectares, soit la superficie de 5 millions de terrains de football. Ces importations ont représenté 1 807 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut à 40 % des émissions annuelles globales de l’Union européenne.

Lire le communiqué de presse dans sa totalité sur:  https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/union-europeenne-deuxieme-importateur-mondial-de-deforestation-tropicale

Dégradation des forêts dans le monde : voici son estimation, la plus précise en 30 ans

11/03/2021 – Une étude internationale révèle l’ampleur de la dégradation des forêts tropicales ces trente dernières années avec une précision inégalée.

A lire sur : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/etat-d-urgence-pour-les-forets_152486

Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète

01/03/2021 – Dans un rapport rendu public le 13  janvier 2021, l’ONG WWF alerte sur l’étendue des fronts de la déforestation au niveau de la planète.  « Malgré les traités internationaux et les engagements pris par de grandes entreprises, la perte de forêts n’a pas été stoppée ni encore moins inversée », affirme l’ONG WWF. Dans son rapport, l’ONG recense et analyse les vingt-quatre principaux fronts dans trente pays.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/13/les-fronts-de-la-deforestation-se-multiplient-sur-la-planete_6066037_3244.html

Déforestation importée : lancement d’une plateforme d’observation et de lutte

21/01/21- le 20 janvier, une plateforme d’observation et de lutte contre la déforestation importée a été lancé par la Secrétaire d’État chargée de la biodiversité, Bérangère Abba. L’objectif est de « mieux informer les consommateurs sur les produits qui portent un risque de déforestation importée et sur l’engagement des grandes entreprises de la distribution dans ce domaine ». Et notamment sur les produits qui présentent un risque élevé : huile de palme, soja, cacao, caoutchouc naturel, bœuf, bois…

A lire sur : https://www.actu-environnement.com/ae/news/lutte-deforestation-importee-soja-caco-consommation-36916.php4

La déforestation importée en partenariat avec le Comité français de l’IUCN

13/01/21 – Mathieu Vidard, animateur de l’émission “La terre au carré” sur France Inter s’est penchée sur la question de la déforestation importée, aux côtés de Nicolas Salaün, chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de Sabrina Krief, primatologue et professeure au Museum national d’Histoire naturelle.

Une émission à (ré)écouter sur : https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-janvier-2021

Le gouvernement français confirme son opposition à l’accord UE-Mercosur

21/09/20 – A la remise du rapport d’experts le 18 septembre 2020, le Premier ministre a réaffirmé que la France s’opposait à cet accord “en l’état”. Les organisations professionnelles demande une nouvelle fois le rejet de cet accord.

A lire sur : https://www.reussir.fr/bovins-viande/le-gouvernement-confirme-son-opposition-laccord-ue-mercosur

L’accord UE-Mercosur risque d’accélérer la déforestation, selon les experts

17/09/20 – La commission formée par l’ancien premier ministre Edouard Philippe a rendu des conclusions sévères quant à l’accord de libre-échange signé en 2019 entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/17/l-accord-ue-mercosur-risque-d-accelerer-la-deforestation-selon-les-experts_6052604_3244.html

Incendies en Amazonie : Greenpeace condamne l’inaction et le silence d’Emmanuel Macron

10/09/20 – Greenpeace et ses militants rappellent la responsabilité de la France et de l’élevage industriel dans la déforestation au Brésil et dans ces incendies : « Soja importé = Forêts brulées », « Elevage industriel = déforestation ».

A lire sur : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/action-incendies-en-amazonie-greenpeace-condamne-linaction-et-le-silence-demmanuel-macron/

[La mondialisation dans l’assiette] Le soja décime massivement les forêts brésiliennes

13/08/20 – Environ un cinquième du soja importé du Brésil en Europe provient de la déforestation illégale. De par sa teneur en protéines élevée et sa valeur énergétique, le soja est extrêmement plébiscité pour nourrir les volailles et le porc, si bien qu’il se retrouve dans de nombreux produits que nous consommons au quotidien. C’est ainsi le soja qui pèse le plus lourd dans l’empreinte forêt des Français.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/la-mondialisation-dans-l-assiette-le-soja-present-partout-dans-nos-assiettes-decime-massivement-les-forets-148829.html

Le 17 septembre dernier, le Comité scientifique et technique Forêt a présenté à la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba, et au comité de suivi de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) sa première publication.

Il s’agit d’un rapport provisoire, rédigé par Sylvain Angerand et Boris Patrentreger, qui porte sur les travaux réalisés dans le cadre du chantier « Impacts de la SNDI : le cas du soja au Brésil », initié dans le cadre du Comité Forêt et coordonné par Canopée.

La déforestation de l’Amazonie brésilienne s’est amplifiée depuis 2016, en raison notamment de l’extension de l’élevage et des cultures de soja. La perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur fait planer sur cet espace de nouvelles menaces. Le rapport, intitulé « Mettre fin aux importations de soja issu de la conversion d’écosystèmes naturels d’Amérique du Sud – Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français » dresse plusieurs recommandations concrètes pour parvenir à endiguer ce phénomène.

Celles-ci font suite à une étude sur la dynamique du soja au Brésil, une étude préliminaire sur les certifications liées au soja et à une série d’ateliers organisés entre janvier et mai 2020, qui ont réuni plus d’une quarantaine d’acteurs (entreprises, ONG, chercheurs, représentants des ministères ou d’organisations professionnelles, etc.). Ensemble, ils ont identifié les outils et méthodes qui existent afin de réduire les impacts des importations de soja sur la déforestation au Brésil et ont élaboré un mécanisme d’analyse du risque pour concentrer les efforts sur les zones les plus à risque. « Notre conclusion est que les solutions techniques permettant de réduire les impacts des importations de soja sur la conversion ou de déforestation au Brésil existent et ne demandent qu’un signal politique clair pour être mises en œuvre : l’introduction de critères environnementaux dans les règles commerciales est une piste mais va nécessiter plusieurs années de discussion. Or, face à l’urgence climatique, nous ne disposons pas de ce temps », alertent les deux auteurs.

Le rapport sera bientôt disponible sous sa forme définitive, en format papier et en téléchargement.

Télécharger le rapport provisoire

Consulter la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée

La réunion inaugurale du CST Forêt, le 13 mai 2019, a été consacrée à la programmation de ses activités. Des réunions intermédiaires ont été organisées depuis pour faire le point sur les avancées des différents chantiers.

Des réunions intermédiaires se sont déroulées à intervalles réguliers pour poser les bases de travail des chantiers en termes de méthodologie, puis pour faire une mise au point de l’état d’avancement des travaux engagés.

Compte tenu de la situation sanitaire, les dernières réunions du Comité Forêt ont été organisées en coordination avec l’AFD sous la forme de webinaires.

La prochaine rencontre réunissant les membres du CST Forêt aura lieu le 2 juin 2021, de 14h à 17h.

La SNDI fixe comme objectif l’intégration de l’objectif zéro déforestation dans les six filières ciblées et envisage la création d’un méta-label « zéro déforestation » intégrant les critères HCS (High Carbon Stocks) et HCV (High Conservation Value).

Les six filières ciblées sont les suivantes : huile de palme, cacao, soja, hévéa, bœuf et bois.

Sur la base d’un état des lieux de la couverture par des schémas de certification des importations françaises et d’une évaluation de la prise en compte de l’objectif zéro déforestation dans les schémas identifiés, un chemin de changement pour l’intégration de cet objectif doit être proposé pour chaque schéma et la pertinence d’un méta-label zéro déforestation évaluée (et le cas échéant, une feuille de route proposée pour sa mise en place).

Chantier animé par : Guillaume Lescuyer (CIRAD) et les animateurs de 6 sous-chantiers par filière :

René Poccard (boeuf) ; Marie-Gabrielle Piketty (bois) ; Aurélie Carimentrand (cacao) ; Jérôme Sainte Beuve (hévéa) ; Cécile Bessou (huile de palme) ; Stéphane Guéneau (soja)

État d’avancement du chantier

Le chantier certification des filières – huile de palme, cacao, soja, hévéa, bœuf et bois – entre dans une phase d’élaboration de théories du changement pour l’intégration et l’opérationnalisation, avec les acteurs concernés, de l’objectif zéro déforestation dans les schémas de certification. Il a proposé plusieurs scénarios de concrétisation de la proposition de la SNDI de mise en place d’un méta-label.

La prochaine étape de ce chantier inclut l’élaboration de critères de base pour des « contrats de territoires durables » envisagés par la SNDI pour le pays exportateur ou des régions exportatrices.