La fin du charbon?
Pour la première fois, le texte final d'une conférence climat évoque une diminution de l'usage du charbon. Mais les engagements restent insuffisants pour enrayer la crise climatique. Les États se sont donnés un an pour relever leurs objectifs climatiques.

15/11/2021. Philippe Collet. Actu-Environnement.com.

Samedi 13 novembre, la COP 26 de Glasgow (Écosse) s’est achevée avec l’adoption du Pacte de Glasgow pour le climat et de décisions techniques permettant la mise en œuvre des dispositions de l’Accord de Paris concernant les marchés du carbone et la transparence.

Revenir dans un an avec de nouveaux objectifs

L’une des principales avancées actées en Écosse est la décision prise d’arriver à la COP 27 de Charm El-Cheikh (Egypte) avec de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les États sont ainsi invités à présenter des engagements alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris trois ans avant 2025, la date initialement prévue

Lire sur: COP 26 : des avancées symboliques, mais une ambition globale insuffisante (actu-environnement.com)

ONU Info L'actualité mondiale.
02/11/2021. Une promesse essentielle de sauver et de restaurer les forêts de notre planète a été officiellement annoncée le deuxième jour du sommet des dirigeants mondiaux de la COP26.

 Cette promesse s’accompagne d’une longue liste d’engagements de la part d’acteurs des secteurs public et privé pour lutter contre le changement climatique, enrayer la destruction de la biodiversité et la faim, et protéger les droits des populations autochtones.

Quel est le contenu de la déclaration ?

Dans la déclaration, les dirigeants promettent de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration, ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.

Le texte note également l’autonomisation des communautés locales, y compris les peuples autochtones, qui résultent souvent négativement affectés par l’exploitation et la dégradation des forêts.

Réaction des dirigeants autochtones

« Nous chercherons des preuves concrètes d’une transformation de la manière dont les fonds sont investis. Si 80 % de ce qui est proposé est destiné à soutenir les droits fonciers et les propositions des communautés indigènes et locales, nous verrons un renversement spectaculaire de la tendance actuelle qui détruit nos ressources naturelles », a déclaré Tuntiak Katak, Vice-coordinateur de la Coordination des organisations indigènes du bassin de l’Amazone (COICA).

Nous sommes prêts à agir, et nous allons travailler ensemble, nous ne nous noierons pas… Nous voyageons tous dans le même canoë du bassin fluvial »

Source : site ONU https://news.un.org/fr/story/2021/11/1107632

Un des résultats du Chantier "Définitions et outils de suivi de la déforestation importée" est la production collective d'une Note de politique disponible dans le 1er. numéro de Notes de Politique du Comité Forêt

Définir la forêt pour mieux lutter contre la déforestation importée 

Définir les termes « forêt », « déforestation » et « dégradation des forêts », est un préalable incontournable dans la conception et la mise en œuvre de toute stratégie visant à éliminer la déforestation importée. Cette définition doit s’adapter à la diversité des contextes écologiques rencontrés, et aux outils de suivi disponibles

Préparée par :  Richard Eba’a Atyi (CIFOR), Sylvie Gourlet-Fleury (CIRAD), Richard Sufo (Université Le Mans), Frederic Amiel (IDDRI), Philippe Guizol (CIRAD), Pierre Couteron (IRD),

Cette Note de Politique – la première produite par le CST-Forêt –  est le produit final du premier chantier lancé par le CST et co-animé par le CIFOR, le CIRAD et l’IRD.

Elle analyse les différentes définitions de la forêt, les outils de suivi disponibles, et leurs  conséquences sur la mesure de la déforestation importée.

Ses principales recommandations :

  • L’harmonisation de la définition des forêts  à l’échelle mondiale, en proposant des seuils adaptés aux zones écologiques est une priorité.
  • La définition de la déforestation basée sur la couverture végétale (land cover) devrait être adopté par tous les pays
  • En matière de suivi de la déforestation, s’appuyer simultanément sur des approches déployable rapidement et mondialement, tout en améliorant des techniques de suivi satellitaire plus pointues pour certaines commodités
  • Adopter le concept de déforestation brute est justifié, sans négliger les incitations aux efforts de reboisements ou de réhabilitation des écosystèmes.
  • Limiter la déforestation légale pose des questions de respect de la souveraineté des États pour limiter cette déforestation et s’orienter vers une agriculture « zéro-déforestation brute.

Cette étude avait pour objectif premier d’analyser la perception des acteurs sur la pertinence d’un tel méta-label et sur sa faisabilité. Il est cependant rapidement apparu que le méta-label ne représentait qu’une des démarches envisageables pour opérationnaliser la SNDI. Le rapport passe en revue les principales approches mobilisables pour établir à terme un système d’importation en France des produits agricoles et forestiers sans déforestation.

Rapport pour le CST Forêt (Chantier 2)

Quelles options pour un système d’importation des produits agricoles et forestiers sans déforestation en France ?

Guillaume Lescuyer, Adrien Testé (CIRAD)

Il s’agit d’un document de travail  qui a présenté lors de la réunion webinaire des résultats du travail  du chantier Certification. Le document a été diffusé en interne auprès du COPIL et des membres du Comité Forêt.

Cette étude analyse dans une perspective historique et socio-politique les causes de l’expansion du soja en Amérique du Sud, et ses conséquences sur la déforestation.

Un deuxième rapport produit dans le cadre du chantier collectif du CST Forêt :  « Mission d’étude sur les impacts économiques sociaux et  environnementaux de la SNDI – Etude de cas soja Brésil »  et coordonnée par  le groupement Canopée Forêts Vivantes / IDDRI, vient d’être publié sur le site internet du Comité.

Dans le cadre de l’étude sur l’historique de la déforestation liée au soja et à l’élevage, le consortium a fait appel à deux experts brésiliens en tant que consultants :

 Arnaldo Carneiro Filho, Professeur à l’Institut de recherche pour l’Amazonie à Manaus. Il s’agit de l’un des spécialistes les plus reconnus de l’analyse géographique et du suivi des dynamiques de déforestation en Amazonie et au Brésil. Il conseille depuis de nombreuses années les institutions gouvernementales aussi bien que les ONGs

Mariana Bombo Perozzi Gameiro, sociologue spécialiste des stratégies environnementales de filières au Brésil. Elle est notamment spécialisée dans l’analyse du développement des agro-industries et leurs stratégies de valorisation sur les marchés internationaux.

L’objectif de ce rapport est d’analyser de quelle manière les systèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

« État des lieux des systèmes de certification du soja et analyse de leur compatibilité avec la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée »

Chantier 2 : Certification de la déforestation zéro

Stéphane GUÉNEAU, Juillet 2021

L’objectif de cette étude est d’analyser de quelle manière les systèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

Le rapport étudie les diverses certifications sous quatre critères : degré d’exigence, traçabilité, garantie de conformité et soja incorporé dans les produits animaux importés. Il étudie également l’impact des changements indirects d’utilisation des sols.

En conclusion, l’objectif général d’évitement de conversion d’espaces de végétation naturelle en cultures de soja est bien intégré dans trois systèmes de certification, RTRS, ProTerra et ISCC.

L’étude met en lumière la multitude et la complexité des systèmes de certification de la durabilité du soja. Paradoxalement, malgré la multiplication des systèmes, les surfaces et les volumes de soja certifiés (tous systèmes confondus) sont très faibles, de l’ordre de 1,5 à 3 % du soja planté dans le monde, bien loin d’autres grandes cultures comme l’huile de palme, le café ou le cacao. Ce faible
taux d’adoption des systèmes de certification de la durabilité du soja rend difficile la mise en œuvre  d’une stratégie de lutte contre la déforestation importée uniquement basée sur la certification.

N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (espace en pied de page) et/ou  à faire circuler l’information relative à la publication de cette deuxième étude produit dans le cadre du chantier « Certification ».

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un chantier du comité scientifique et technique (CST) Forêt créé en 2019 par l’Agence française de développement (AFD) pour valoriser l’expertise
française et francophone dans le secteur forestier. https://www.cst-foret.org/

Alain Karsenty - Cirad et Nicolas Picard- Inrae, partagent sur The Conversation .com leur réflexions pour avancer sur les pistes pour freiner la déforestation importée

30.06.2021. Les auteurs de l’article sur The Conversation.com, membres du CST Forêt, soulèvent les questions  d’actualité pour comprendre les enjeux de la lutte contre la déforestation importée.

« ….Lutter contre la déforestation importée implique de savoir quantifier le phénomène et le suivre.

À cela s’ajoutent des questions de temporalité. À partir de quel moment un déboisement peut-il être considéré comme « prescrit » et les produits issus de cet espace déconnectés de la déforestation ? Le cacao de Côte d’Ivoire issu des cacaoyères qui ont remplacé des forêts détruites dans les années 2000 doit-il encore être compté au passif de la déforestation importée ?

….Une autre question, plus fondamentale car elle conditionne le concept même de déforestation, se pose : qu’est-ce qu’une forêt ?

Les pays définissent la forêt en fixant leur propre seuil de couvert arboré. Il en résulte plusieurs centaines de définitions. »

The Forest Pulse s’appuie sur les données et analyses les plus récentes pour révéler les dernières tendances en matière de déforestation tropicale.
Les dernières nouvelles sur les forêts du monde
• Combien de forêts ont été perdues en 2020?
• Comment se portent les forêts en 2021 ?

La destruction primaire de la forêt tropicale a augmenté de 12 % de 2019 à 2020

By Mikaela Weisse and Elizabeth Goldman

  • Les tropiques ont perdu 12,2 millions d’hectares de couvert forestier en 2020, selon de nouvelles données de l’Université du Maryland et disponibles sur Global Forest Watch.

Cette section de Forest Pulse utilise des données de perte de couvert forestier mises à jour chaque année pour fournir un aperçu complet des endroits où les forêts ont été perdues dans le monde. Les mises à jour annuelles sont publiées vers le premier trimestre de chaque année et couvrent les tendances de l’année précédente.

Les dernières nouvelles sur les forêts du monde

  • Combien de forêts ont été perdues en 2020?

Cette section de Forest Pulse utilise des données de perte de couvert forestier mises à jour chaque année pour fournir un aperçu complet des endroits où les forêts ont été perdues dans le monde. Les mises à jour annuelles sont publiées vers le premier trimestre de chaque année et couvrent les tendances de l’année précédente.

  • Comment se portent les forêts en 2021 ?

Notre dernière évaluation montre que la perte de forêts primaires tropicales ne semble pas décélérer ou s’accélérer par rapport à 2020. Bon nombre des pertes en cours dans des pays comme le Brésil et la République démocratique du Congo continuent de suivre des tendances similaires à celles de l’année dernière, tandis que l’Indonésie semble continuer à connaître des taux relativement faibles de perte de forêts primaires.  Pour en savoir plus, consultez la section Forest Pulse de la Revue mondiale des forêts de l’WRI.

Une traduction par les soins du  CSTF;  à lire l’article original sur le site « The World Ressources Institute, Global Forest Review » : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse#how-are-forests-faring-in-2021

Cette étude analyse la qualité des schémas de certification existants au regard de l'intégration de l'objectif zéro-déforestation dans la filière cacao. L'étude identifie les enjeux pour que les schémas existants, qui intègrent déjà la critère de non- déforestation, puissent contribuer plus efficacement à la réduction de le déforestation importée.

État des lieux sur la déforestation importée et les schémas de certification de l’objectif zéro-déforestation dans la filière cacao

Ce premier rapport d’étude pour le CST Forêt du Chantier 2- Certification de la zéro déforestation dans les filières ciblés par la SNDI. Ce travail fait partie de la revue littéraire des schémas de certification de la zéro déforestation dans la filière cacao, dans le cadre du chantier aimé par le Cirad.

N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (espace en pied de page) et/ou  à faire circuler l’information relative à la publication de cette deuxième étude produit dans le cadre du chantier « Certification ».

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un chantier du comité scientifique et technique (CST) Forêt créé en 2019 par l’Agence française de développement (AFD) pour valoriser l’expertise
française et francophone dans le secteur forestier. https://www.cst-foret.org/

 

 

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Un colloque « Zéro déforestation importée » se tiendra le lundi 5 juillet 2021 à Montpellier (en présentiel et distanciel).

Co-organisé par le réseau SHS du GIP ECOFOR, le CIRAD, l’AFD, la Maison française d’Oxford et FCBA, ce colloque abordera deux questions :

  1. De quelle définition des forêts a-t-on besoin pour lutter contre la déforestation importée ?
  2. Articulation entre politiques publiques et mécanismes privés pour la lutte contre la déforestation importée.

Gilles Kleitz y représentera l’AFD.

Vous pouvez télécharger l’annonce et le programme ici:  Colloque Zéro déforestation importée-5 juillet 2021 Montpellier

Lien d’inscription : https://forms.gle/BRSBaKrQD9zyeB759