L’objectif de cette étude est d’analyser de quelle manière les systèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI)

« État des lieux des systèmes de certification du soja et analyse de leur compatibilité avec la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée »

Rapport d’étude pour le CST Forêt

Chantier Certification de la déforestation zéro

Préparé par Stephane Guéneau, Cirad – Juillet 2021

L’objectif de ce rapport est d’analyser de quelle manière les sistèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

Le rapport étudie les diverses certifications sous quatre critères : degré d’exigence, traçabilité, garantie de conformité et soja incorporé dans les produits animaux importés. Il étudie également l’impact des changements indirects d’utilisation des sols.

Ne hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (espace en pied de page) et/ou  à faire circuler l’information relative à la mise en ligne de ce deuxième rapport dans le cadre du chantier « Certification » après un travail éditoriale fin juillet.

Citation du rapport : Guéneau S. (2021), État des lieux des systèmes de certification du soja et analyse de leur compatibilité avec la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée. Cirad / CST  Forêt, 80 p., Paris, France.

L’objectif de ce rapport est d’analyser de quelle manière les systèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

« État des lieux des systèmes de certification du soja et analyse de leur compatibilité avec la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée »

Chantier 2 : Certification de la déforestation zéro

Stéphane GUÉNEAU, Juillet 2021

L’objectif de cette étude est d’analyser de quelle manière les systèmes de certification de durabilité du soja répondent aux objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).

Le rapport étudie les diverses certifications sous quatre critères : degré d’exigence, traçabilité, garantie de conformité et soja incorporé dans les produits animaux importés. Il étudie également l’impact des changements indirects d’utilisation des sols.

En conclusion, l’objectif général d’évitement de conversion d’espaces de végétation naturelle en cultures de soja est bien intégré dans trois systèmes de certification, RTRS, ProTerra et ISCC.

L’étude met en lumière la multitude et la complexité des systèmes de certification de la durabilité du soja. Paradoxalement, malgré la multiplication des systèmes, les surfaces et les volumes de soja certifiés (tous systèmes confondus) sont très faibles, de l’ordre de 1,5 à 3 % du soja planté dans le monde, bien loin d’autres grandes cultures comme l’huile de palme, le café ou le cacao. Ce faible
taux d’adoption des systèmes de certification de la durabilité du soja rend difficile la mise en œuvre  d’une stratégie de lutte contre la déforestation importée uniquement basée sur la certification.

 

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un chantier du comité scientifique et technique (CST) Forêt créé en 2019 par l’Agence française de développement (AFD) pour valoriser l’expertise
française et francophone dans le secteur forestier. https://www.cst-foret.org/

Un deuxième rapport produit dans le cadre du chantier collectif du CST Forêt : « Mission d’étude sur les impacts économiques sociaux et environnementaux de la SNDI - Etude de cas soja Brésil » vient d’être publié sur le site internet du Comité. Il a été réalisé avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD).
Cette étude coordonnée par le groupement Canopée-Forêts Vivantes / IDDRI, analyse dans une perspective historique et socio-politique les causes de l’expansion du soja en Amérique du Sud, et ses conséquences sur la déforestation.

« Déforestation associée à l’importation de soja sur les marchés français et européen  :état des lieux »

Arnaldo Carneiro Filho, Mariana Bombo Perozzi Gameiro, Frédéric Amiel et Yann Laurans- Août 2020

Au Brésil, l’expansion des cultures s’est faite principalement dans les régions du Nord amazonien et plus encore du Centre-Est, avec la mise en culture massive du Cerrado (biome de savanes arbustives). Le soja est ainsi devenu, avec l’élevage, la principale cause de déforestation (au sens large de destruction d’écosystèmes remarquables). Et pourtant, il serait possible de continuer à développer le soja sans déforester, en mettant en culture les pâturages dégradés

Afin d’apprécier la manière dont les pays importateurs, et singulièrement la France, pourraient exclure de leurs achats le soja le plus à risque de déforestation, l’étude s’est penchée sur la possibilité de caractériser et de discriminer les ports d’exportation les plus à risque de déforestation., L’approche par les « ports à risque » pour éradiquer la déforestation liée à des importations françaises de soja ne paraît pas envisageable. D’autres approches, basées sur l’exclusion des flux de soja des régions (municipes ou équivalents) les plus à risque, seraient plus réalistes et effectives.

L’objectif de cette étude cherche à :

  • Documenter les facteurs de la dynamique de la déforestation importée au Brésil liée au soja et ses effets économiques, sociaux, environnementaux.
  • Cartographier et analyser les jeux d’acteurs dans la dynamique actuelle de déforestation importée liée au soja issu du Para et du Mato-Grosso.

Dans le cadre de l’étude sur l’historique de la déforestation liée au soja et à l’élevage, le consortium a fait appel à deux experts brésiliens en tant que consultants :

 Arnaldo Carneiro Filho, Professeur à l’Institut de recherche pour l’Amazonie à Manaus. Il s’agit de l’un des spécialistes les plus reconnus de l’analyse géographique et du suivi des dynamiques de déforestation en Amazonie et au Brésil. Il conseille depuis de nombreuses années les institutions gouvernementales aussi bien que les ONGs

Mariana Bombo Perozzi Gameiro, sociologue spécialiste des stratégies environnementales de filières au Brésil. Elle est notamment spécialisée dans l’analyse du développement des agro-industries et leurs stratégies de valorisation sur les marchés internationaux.

Cette étude analyse dans une perspective historique et socio-politique les causes de l’expansion du soja en Amérique du Sud, et ses conséquences sur la déforestation.

Un deuxième rapport produit dans le cadre du chantier collectif du CST Forêt :  « Mission d’étude sur les impacts économiques sociaux et  environnementaux de la SNDI – Etude de cas soja Brésil »  et coordonnée par  le groupement Canopée Forêts Vivantes / IDDRI, vient d’être publié sur le site internet du Comité.

Dans le cadre de l’étude sur l’historique de la déforestation liée au soja et à l’élevage, le consortium a fait appel à deux experts brésiliens en tant que consultants :

 Arnaldo Carneiro Filho, Professeur à l’Institut de recherche pour l’Amazonie à Manaus. Il s’agit de l’un des spécialistes les plus reconnus de l’analyse géographique et du suivi des dynamiques de déforestation en Amazonie et au Brésil. Il conseille depuis de nombreuses années les institutions gouvernementales aussi bien que les ONGs

Mariana Bombo Perozzi Gameiro, sociologue spécialiste des stratégies environnementales de filières au Brésil. Elle est notamment spécialisée dans l’analyse du développement des agro-industries et leurs stratégies de valorisation sur les marchés internationaux.

Cette étude bibliographique porte sur le rôle des importations françaises de viande bovine dans la déforestation tropicale; il est suivi par l’analyse des politiques d’élevage au Brésil pour lutter contre la déforestation, puis des réglementations et standards pour l’exportation vers l’Europe, et la production d’une viande zéro-déforestation.

Viande bovine

« État des lieux sur la déforestation et les standards de durabilité »

Rapport produit par: René Poccard-Chapuis (CIRAD – UMR SELMET)

L’élevage bovin est le premier facteur de déforestation tropicale mondiale, et le Brésil apparait comme principal protagoniste par la déforestation amazonienne et des Cerrados.

L’analyse des flux de viande bovine vers la France indique qu’ils proviennent essentiellement de
l’Union européenne ; seuls deux pays concernés par la déforestation tropicale contribuent aux
importations françaises de viande bovine : le Brésil pour 0,5% et l’Argentine pour 0,3%.

Il en ressort que si elles ont permis d’impressionnants progrès en matière de lutte contre la déforestation et d’inclusion des éleveurs dans des filières formelles, les politiques d’élevages brésiliennes et leurs instruments présentent encore des failles, qui ne permettent pas de garantir l’absence de déforestation directe ou indirecte au cours de la vie du bovin. Ils ne ne permettent pas d’être rigoureusement conclusif sur le lien entre un bovin ou un troupeau et la déforestation.

Le programme SISBOV de traçabilité, instrument spécifique pour les exportations de viande bovine vers l’Europe, n’apporte des éléments que sur le plan sanitaire, et pas sur toute la vie du bovin, ni sur son éventuelle alimentation par des grains issus de zones déforestées illégalement. Par ailleurs, les standards existants sont conçus comme des outils de promotions d’un élevage zéro-déforestation dans le cadre de plans de développement territorial. Ils ne fonctionnent pas comme une certification proprement dite tournée vers les marchés d’exportation.

L’étude conclut que la France n’importe actuellement que très peu de déforestation tropicale. De par l’absence de systèmes rigoureux, de larges flux sont contaminés par un risque de comporter un produit issu de déforestation, risque qui n’est pas acceptable pour les populations. Huit propositions concrètes sont formulées pour la SNDI, et dans une perspective d’accords de libre-échange UE-Mercosur.

Ce document de travail  a été diffusé  auprès des membres du Comité Forêt.   Ne hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (espace en pied de page).

Pièces jointes

Toutes les informations qui ont retenu l’attention du CST Forêt dernièrement…

La colère des populations riveraines de Dizangue contre la certification RSPO de l’agro-industriel SAFACAM

Ruralinfo.net 21.09.2021 Earth Cameroon
Le 02 juillet 2021 dernier, le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) a diffusé (http://www.cedcameroun.org/communique-de-presse-la-certification-rspo-de-socfin-contestee-par-les-communautes-riveraines-au-cameroun) la conférence de presse organisée par les populations riveraines de Dizangue, exprimant leur désapprobation totale par rapport au certificat de la Table Ronde pour l’Huile de Palme Durable (RSPO), attribué le 30 décembre 2020 à SAFACAM, filiale camerounaise du groupe SOCFIN.

Source originale : https://rural-info.net/?p=2288

 

Forest Pulse: The Latest on the World’s Forests

By Mikaela Weisse and Elizabeth Goldman

The Forest Pulse s’appuie sur les données et analyses les plus récentes pour révéler les dernières tendances en matière de déforestation tropicale. Combien de forêt a été perdue en 2020?

Les dernières nouvelles sur les forêts du monde

  • Combien de forêts ont été perdues en 2020?
  • Comment se portent les forêts en 2021 ?

A lire  l’article original sur le site « The World Ressources Institute, Global Forest Review » : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse#how-are-forests-faring-in-2021

Les forêts tropicales pourraient relâcher du carbone avec le réchauffement climatique

22/05/21 – Les forêts tropicales pourraient perdre leur rôle de réservoir majeur de carbone si la température diurne dépasse les 32°C, une situation qui toucherait près des trois quart de ces forêts si le réchauffement climatique atteint 2°C, selon une étude publiée le 21 mai dans Science.

A lire sur : https://www.geo.fr/environnement/les-forets-tropicales-pourraient-relacher-du-carbone-avec-le-rechauffement-climatique-200738

La forêt amazonienne brésilienne émet désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe

10/05/2021 – Pour la première fois, la forêt amazonienne au Brésil a émis plus de CO2 qu’elle n’en a absorbé ces dix dernières années, selon une étude publiée dans Nature Climate Change début mai. Les chercheurs ont observé que la dégradation des forêts (petits feux de forêt, coupe sélective, etc.) a un impact encore plus important que la déforestation.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-carbone-qu-elle-n-en-absorbe-149788.html

Lire l’article original sur : https://www.nature.com/articles/s41558-021-01026-5

Brésil : déforestation record en avril en Amazonie

07/05/2021 – Le président brésilien, Jair Bolsonaro, s’est engagé à éliminer d’ici à 2030 la déforestation illégale. Une promesse qui semble bien mal engagée. Près de 580 km² de forêt ont été déboisés en Amazonie brésilienne en avril, un record pour ce mois, selon des données officielles publiées le 7 mai qui jettent le doute sur l’engagement du président Jair Bolsonaro à réduire la déforestation.

A lire sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/bresil-deforestation-record-en-avril-en-amazonie_4615283.html

Déforestation importée : agir de la voiture à l’assiette

06/05/2021 – L’Union européenne a sa part de respon­sabilité dans la déforestation tropicale via ses importations de produits agricoles en provenance ­d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est. Selon une étude de la Commission européenne de 2013, les consommateurs européens sont ainsi à l’origine de 10 % de la déforestation mondiale et de 39 % de la « déforestation importée », c’est-à-dire imputable aux échanges internationaux.

A lire sur : https://www.alternatives-economiques.fr/deforestation-importee-agir-de-voiture-a-lassiette/00098793

« Restaurer ne consiste pas nécessairement à reconstituer des forêts originelles »

05/05/2021 – Alors que les Nations unies lancent, le 5 juin, la décennie de la restauration des écosystèmes, l’écologue Plinio Sist appelle, dans une tribune au « Monde », à ce que les programmes de reforestation prennent aussi en compte la composante humaine. Converties en terres agricoles, en pâturages ou en plantations industrielles, les forêts tropicales, au cours de ces trente dernières années, ont disparu à un rythme moyen d’environ 13 millions d’hectares par an. La dégradation forestière constitue une autre menace tout aussi importante que la déforestation.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/05/restaurer-ne-consiste-pas-necessairement-a-reconstituer-des-forets-originelles_6079139_3232.html

2021, année décisive pour la protection et la restauration des forêts mondiales ?

21/04/2021 – La publication fin mars 2021 du bilan des déforestations pour l’année 2020 par le World Resources Institute est alarmante. Selon ce document, la perte de couvert forestier concerne tout particulièrement les forêts tropicales, où la perte atteint les 12,2 millions d’ha, dont 4,2 millions de forêts humides primaires – c’est 12 % de plus qu’en 2019 et ceci malgré le ralentissement de l’économie mondiale imposé par la pandémie.

A lire sur : https://theconversation.com/2021-annee-decisive-pour-la-protection-et-la-restauration-des-forets-mondiales-159152

Lien pour le rapport WRI : https://research.wri.org/gfr/forest-pulse

 

L’Union européenne, deuxième importateur mondial de déforestation tropicale derrière la Chine et devant les Etats-Unis, selon la dernière étude du WWF

14/04/2021 – En 2017, l’Union européenne est le deuxième plus grand importateur de matières premières liées à la déforestation et à l’origine de 16 % de la déforestation associée au commerce international. Elle se place ainsi après la Chine (24 %) mais devant l’Inde (9 %), les États-Unis (7 %) et le Japon (5 %). Au total, entre 2005 et 2017, les importations de l’Union européenne ont provoqué la déforestation de 3,5 millions d’hectares, soit la superficie de 5 millions de terrains de football. Ces importations ont représenté 1 807 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut à 40 % des émissions annuelles globales de l’Union européenne.

Lire le communiqué de presse dans sa totalité sur:  https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/union-europeenne-deuxieme-importateur-mondial-de-deforestation-tropicale

Dégradation des forêts dans le monde : voici son estimation, la plus précise en 30 ans

11/03/2021 – Une étude internationale révèle l’ampleur de la dégradation des forêts tropicales ces trente dernières années avec une précision inégalée.

A lire sur : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plantes-et-vegetaux/etat-d-urgence-pour-les-forets_152486

Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète

01/03/2021 – Dans un rapport rendu public le 13  janvier 2021, l’ONG WWF alerte sur l’étendue des fronts de la déforestation au niveau de la planète.  « Malgré les traités internationaux et les engagements pris par de grandes entreprises, la perte de forêts n’a pas été stoppée ni encore moins inversée », affirme l’ONG WWF. Dans son rapport, l’ONG recense et analyse les vingt-quatre principaux fronts dans trente pays.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/13/les-fronts-de-la-deforestation-se-multiplient-sur-la-planete_6066037_3244.html

Déforestation importée : lancement d’une plateforme d’observation et de lutte

21/01/21- le 20 janvier, une plateforme d’observation et de lutte contre la déforestation importée a été lancé par la Secrétaire d’État chargée de la biodiversité, Bérangère Abba. L’objectif est de « mieux informer les consommateurs sur les produits qui portent un risque de déforestation importée et sur l’engagement des grandes entreprises de la distribution dans ce domaine ». Et notamment sur les produits qui présentent un risque élevé : huile de palme, soja, cacao, caoutchouc naturel, bœuf, bois…

A lire sur : https://www.actu-environnement.com/ae/news/lutte-deforestation-importee-soja-caco-consommation-36916.php4

La déforestation importée en partenariat avec le Comité français de l’IUCN

13/01/21 – Mathieu Vidard, animateur de l’émission « La terre au carré » sur France Inter s’est penchée sur la question de la déforestation importée, aux côtés de Nicolas Salaün, chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de Sabrina Krief, primatologue et professeure au Museum national d’Histoire naturelle.

Une émission à (ré)écouter sur : https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-janvier-2021

Le gouvernement français confirme son opposition à l’accord UE-Mercosur

21/09/20 – A la remise du rapport d’experts le 18 septembre 2020, le Premier ministre a réaffirmé que la France s’opposait à cet accord « en l’état ». Les organisations professionnelles demande une nouvelle fois le rejet de cet accord.

A lire sur : https://www.reussir.fr/bovins-viande/le-gouvernement-confirme-son-opposition-laccord-ue-mercosur

L’accord UE-Mercosur risque d’accélérer la déforestation, selon les experts

17/09/20 – La commission formée par l’ancien premier ministre Edouard Philippe a rendu des conclusions sévères quant à l’accord de libre-échange signé en 2019 entre l’Union européenne et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.

A lire sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/17/l-accord-ue-mercosur-risque-d-accelerer-la-deforestation-selon-les-experts_6052604_3244.html

Incendies en Amazonie : Greenpeace condamne l’inaction et le silence d’Emmanuel Macron

10/09/20 – Greenpeace et ses militants rappellent la responsabilité de la France et de l’élevage industriel dans la déforestation au Brésil et dans ces incendies : « Soja importé = Forêts brulées », « Elevage industriel = déforestation ».

A lire sur : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/action-incendies-en-amazonie-greenpeace-condamne-linaction-et-le-silence-demmanuel-macron/

[La mondialisation dans l’assiette] Le soja décime massivement les forêts brésiliennes

13/08/20 – Environ un cinquième du soja importé du Brésil en Europe provient de la déforestation illégale. De par sa teneur en protéines élevée et sa valeur énergétique, le soja est extrêmement plébiscité pour nourrir les volailles et le porc, si bien qu’il se retrouve dans de nombreux produits que nous consommons au quotidien. C’est ainsi le soja qui pèse le plus lourd dans l’empreinte forêt des Français.

A lire sur : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/la-mondialisation-dans-l-assiette-le-soja-present-partout-dans-nos-assiettes-decime-massivement-les-forets-148829.html

Le 17 septembre dernier, le Comité scientifique et technique Forêt a présenté à la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba, et au comité de suivi de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) sa première publication.

Il s’agit d’un rapport provisoire, rédigé par Sylvain Angerand et Boris Patrentreger, qui porte sur les travaux réalisés dans le cadre du chantier « Impacts de la SNDI : le cas du soja au Brésil », initié dans le cadre du Comité Forêt et coordonné par Canopée.

La déforestation de l’Amazonie brésilienne s’est amplifiée depuis 2016, en raison notamment de l’extension de l’élevage et des cultures de soja. La perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur fait planer sur cet espace de nouvelles menaces. Le rapport, intitulé « Mettre fin aux importations de soja issu de la conversion d’écosystèmes naturels d’Amérique du Sud – Proposition d’un mécanisme pour mettre en œuvre les engagements français » dresse plusieurs recommandations concrètes pour parvenir à endiguer ce phénomène.

Celles-ci font suite à une étude sur la dynamique du soja au Brésil, une étude préliminaire sur les certifications liées au soja et à une série d’ateliers organisés entre janvier et mai 2020, qui ont réuni plus d’une quarantaine d’acteurs (entreprises, ONG, chercheurs, représentants des ministères ou d’organisations professionnelles, etc.). Ensemble, ils ont identifié les outils et méthodes qui existent afin de réduire les impacts des importations de soja sur la déforestation au Brésil et ont élaboré un mécanisme d’analyse du risque pour concentrer les efforts sur les zones les plus à risque. « Notre conclusion est que les solutions techniques permettant de réduire les impacts des importations de soja sur la conversion ou de déforestation au Brésil existent et ne demandent qu’un signal politique clair pour être mises en œuvre : l’introduction de critères environnementaux dans les règles commerciales est une piste mais va nécessiter plusieurs années de discussion. Or, face à l’urgence climatique, nous ne disposons pas de ce temps », alertent les deux auteurs.

Le rapport sera bientôt disponible sous sa forme définitive, en format papier et en téléchargement.

Télécharger le rapport provisoire

Consulter la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée

Les nouvelles données de l’Université du Maryland (UMD), publiées sur Global Forest Watch, indiquent que les forêts primaires tropicales ont subi d’importantes pertes en 2019. Toutefois, qu’indiquent ces données en termes de causes des pertes et comment les comparer aux autres estimations de pertes ?

Ce que vous devez savoir à propos des données 2019  de Global Forest Watch relatives à la perte de la couverture arborée

Lire l’article : https://blog.globalforestwatch.org/fr/data-and-research/ce-quil-faut-savoir-sur-la-perte-de-couvert-arbore-en-2019/

La Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) fêtera bientôt ses deux ans et plusieurs pistes d’application sont à l’étude.

Demeurent toutefois les interrogations centrales de la (ou des) définition(s) de la « forê t» qui puissent être opérationnelles parmi la grande diversité des pays producteurs, et des standards de durabilité des filières agricoles et forestières tropicales qui soient compatibles avec les exigences énoncées dans la SNDI. Une équipe du CIRAD et de ses partenaires a passé en revue les options envisageables sur ces deux questions et remettra prochainement ses rapports au Comité scientifique et technique Forêt de l’Agence française de développement (AFD).

Par Guillaume Lescuyer et Sylvie Gourlet-Fleury (Cirad), « Lutter contre la déforestation importée, mais pour quelle « forêt » et avec quels standards ? », Les Echos d’Ecofor n°47, septembre 2020, pp.46-47.

Lire l’article : http://www.gip-ecofor.org/wp-content/uploads/2020/09/Echos47.pdf

En partenariat avec plusieurs organisations colombiennes et brésiliennes, Envol Vert, une association française basée en Amérique du Sud, a décidé d’enquêter sur la chaîne d’approvisionnement du Groupe Casino au Brésil et de mieux comprendre la traçabilité du marché bovin en Colombie.

Après une année d’enquête, Envol Vert démontre pour la première fois l’existence de liens concrets entre quatre fermes impliquées dans la déforestation illégale et des produits vendus dans les supermarchés du Groupe Casino au Brésil.

Groupe Casino, écoresponsable de la déforestation Envol Vert, juin 2020, 40 p.

Lire le rapport : http://envol-vert.org/wp-content/uploads/2020/06/Rapport-Casino%C3%A9coresponsable-de-la-d%C3%A9forestation.pdf

En savoir plus sur l’enquête d’Envol Vert : http://envol-vert.org/actu/2020/06/doublejeu/